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La solution de Fidelity face au casse-tête des fonds obligataires prudents

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Fidelity International organisait la semaine dernière une conférence dédiée à sa stratégie d’investissement obligataire. Contrairement à beaucoup d’autres sociétés de gestion, Fidelity International n’a pas décidé d’abaisser la duration de son fonds Fidelity Flexible Bond.

 


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Depuis la dernière conférence de Mario Draghi donnée fin octobre, les taux en zone euro sont de nouveau partis à la baisse. Le Bund allemand à 10 ans est momentanément passé à moins de 0,40% et l’OAT française à 10 ans est quant à elle momentanément revenue sous les 0,70% la semaine dernière.

 

C’est sans parler du high yield européen, où les taux de rendement continuent de plonger à leurs plus bas niveaux historiques : selon l’indice Bank of America ML Euro High Yield, le taux moyen du « haut rendement » en Europe ne serait plus que de 3%, et serait donc inférieur au rendement des actions des mêmes émetteurs.

 

Face à cette situation, de nombreuses sociétés de gestion ont décidé de basculer leur portefeuille obligataire en « duration négative », c’est-à-dire de « shorter » les obligations pour anticiper une remontée des taux. Pourtant, chez Fidelity International, une autre stratégie est adoptée au sein de Fidelity Flexible Bond.

 

 

La stratégie du fonds Fidelity Flexible Bond

 

Début 2016, la société de gestion a lancé le fonds Fidelity Funds Flexible Bond, fondé sur une stratégie d’investissement ayant déjà plus de 10 ans d’historique au Royaume-Uni. Son objectif ? Parvenir à capter du rendement sur le marché obligataire tout en minimisant la volatilité du fonds pour optimiser le couple rendement-risque.

 

La société de gestion se donne pour cela la possibilité d’intervenir sur tous les segments de marché, et a bâti un portefeuille composé à environ 20% d’obligations d’Etat, 60% de crédit "investment grade" et 20% de crédit à haut rendement ("high yield"). Les taux en zone euro étant très faibles, le fonds est surtout investi en-dehors de cette région : la poche de crédit "investment grade" est principalement composée de titres britanniques ; quant à la dette souveraine, il s’agit surtout de dette américaine offrant un rendement significativement plus élevé qu’en zone euro. Les gérants apprécient également la dette émergente qui représente 11% des encours du portefeuille, son plus haut niveau historique.

 

Le fonds adopte ainsi une stratégie à double vitesse avec 25% d’allocation très prudente en actifs notés triple A, mais également une poche d’actifs plus dynamiques notés triple B (30% du portefeuille).

 

« Depuis 2008, on considère que le rendement est dans le crédit, et moins dans le souverain » explique Steve Bramley, Directeur associé du pôle obligations internationales chez Fidelity. Il y a 10 ans, cette stratégie d’investissement faisait en effet la part belle aux obligations d’Etat, qui représentaient plus de 60% de l’allocation du portefeuille. Désormais, « Les actifs à haut rendement surperforment et cette tendance devrait se poursuivre à court terme. Il y a donc encore du rendement à aller chercher sur cette classe d’actifs » estime-t-il. L’allocation en "high yield" reste néanmoins modérée « à cause de la maturité du cycle économique ».

 

 

Conservation d’une duration longue


La duration du portefeuille reste par ailleurs relativement longue à l’heure actuelle (6,1 ans), mais les gérants se laissent la possibilité de faire varier celle-ci et de l’abaisser si besoin. Tel avait été le cas juste après le Brexit, où la duration du portefeuille était passée en quelques semaines de 7,5 à 4,5 ans pour éviter de subir un éventuel rebond des taux.

 

La conservation d’une duration longue provient de la conviction que les taux ne remonteront pas à court terme, ou très lentement, sur les marchés obligataires. « Les banques centrales ne vont pas se précipiter dans le processus de remontée des taux car elles veulent éviter de déclencher une nouvelle récession » explique Steve Bramley.

 

Ce dernier avance également des arguments structurels en faveur d’un maintien des taux à un niveau bas, notamment le vieillissement de la population ou l’augmentation de l’endettement mondial, qui limiterait désormais à long terme la possibilité pour les banques centrales et tous les acteurs de la finance de procéder à une forte remontée des taux. Dans ce contexte, le fait de placer un portefeuille obligataire en duration négative n’aurait pas de sens.

 

 

Pour en savoir plus sur Fidelity International, cliquez ici.

 

 

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