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Les actions sont-elles trop chères ? Réponses avec Sycomore, Tikehau, SwissLife, JP Morgan, Mandarine, Alken et Moneta...

Publié le

La plate-forme Sélection 1818 dirigée par Napoléon Gourgaud totalise désormais 6,3 milliards d’euros d’encours. Elle organisait récemment une conférence autour de tables rondes réunissant sept gérants et stratégistes de différentes sociétés de gestion.

 

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Un environnement économique à double-tranchant

 

Les débats ont démarré par une analyse de Patrick Artus, chez économiste de Natixis AM. Ce dernier reconnaît que « l’économie mondiale est brillante », notamment en Europe où la croissance accélère, mais dresse un constat en demi-teinte vis-à-vis des perspectives des marchés.

 

« Aux Etats-Unis, il y a une divergence de vue entre les analystes très optimistes et très pessimistes. Certains analystes sont irréalistes en considérant que Trump justifie à lui seul des valorisations plus élevées. Il y a des risques aux Etats-Unis qui ne sont pas bien interprétés ».

 

En particulier, « L’économie américaine est caractérisée par un chômage à ses plus bas niveaux historiques, mais s’il n’y a plus de baisse supplémentaire du chômage, cela pourrait se traduire par une baisse de la croissance ».

 

Or, si les marchés américains connaissent une consolidation, les marchés européens suivront la tendance du fait que la corrélation entre les deux marchés est « très forte, de l’ordre de 60 ou 70% ».

 

Malgré tout, « La BCE va arrêter ses achats l’an prochain sans pour autant remonter ses taux rapidement », ce qui restera favorable aux actions européennes, relativise l’économiste. Celui-ci s’attend à une remontée des taux du "high yield", tombés très bas, mais le phénomène ne serait pas inquiétant puisqu’il serait « souhaitable d’avoir des primes de risque plus consistantes ».

 

L’économiste reste enfin convaincu que l’investissement dans les pays émergents peut constituer une bonne stratégie de diversification : « Les émergents méritent d’être surpondérés » a-t-il conclu.

 

 

Tables rondes : les opportunités demeurent sur les marchés

 

Les tables rondes, animées par Pierre Bermond d’EOS Allocations, ont permis à sept gérants actions et stratégistes de livrer leur opinion sur les marchés, notamment au sujet de leur cherté.

 

Pour Stanislas de Bailliencourt, gérant chez Sycomore AM : « Il est difficile de dire si les marchés sont chers ou non. Aux Etats-Unis, les PER sont de 19 fois les bénéfices, mais ce n’est pas aberrant car les marges sont au plus haut (…). L’Europe est consensuelle mais reste une conviction pour nous car les résultats peuvent encore s’améliorer (…). Néanmoins, on voit moins d’opportunités qu’avant et nous avons donc abaissé l’exposition actions de nos fonds flexibles ». Avec l’affaiblissement du moteur obligataire en parallèle, « Le fonds Sycomore Allocation Patrimoine ne fera plus 5 à 6% de rendement annuel, mais plutôt 4% » a reconnu le gérant.

 

Etienne Gorgeon, gérant chez Tikehau IM, estime pour sa part que « Les marchés sont chers, ce qui est reflété par le PER de Shiller, mais le retournement n’est pas pour tout de suite ». Le gérant conserve ainsi une opinion positive sur les actions européennes, en soulignant l’intérêt des fonds multi-classes d’actifs comme Tikehau Income Cross Asset pour les clients à la recherche d’une volatilité contenue.

 

Chez SwissLife AM, l’optique est différente : Louis Jambut, gérant du fonds SLF Defensive, explique : « Nous faisons de la gestion quantitative systématique avec des outils qui détectent la tendance des marchés, donc pas de stock picking ». La plupart des actifs traditionnels étant chers, la stratégie se tourne vers d’autres classes d’actifs par exemple sur des stratégies alternatives.

 

Pour Vincent Juvyns, stratégiste chez JPMorgan AM, aucune inquiétude n’est justifiée à l’heure actuelle. « Aux Etats-Unis, on assiste à un beau re-rating des entreprises. On pense que les taux vont remonter progressivement et que cela sera positif pour les actions. Il y a des opportunités sur les entreprises qui ont des résultats solides (…). Les small caps émergentes sont moins connues et enregistrent de bonnes performances. La diversification du fonds Global Macro Opportunities nous permet de diminuer le risque global ».

 

 

Tables rondes : l’intérêt d’un stock picking "value"

 

Marc Renaud, fondateur de Mandarine Gestion et gérant de Mandarine Valeur, a souligné la persistance d’opportunités sur la "value", notamment dans le secteur du pétrole comme il l’expliquait sur H24 (cliquez ici pour lire l'article) il y a quelques jours. La gestion "value" a pourtant connu un parcours difficile depuis la fin de la crise : « Être gérant value en Europe c’était difficile au cours des sept dernières années, mais être gérant value aux Etats-Unis c’était carrément un cauchemar » a-t-il affirmé, soulignant au passage que les marchés américains sont beaucoup plus chers que les marchés européens.

 

Nicolas Walewski, fondateur d’Alken AM et gérant, a confirmé : « Beaucoup de valeurs de croissance ont vu une hausse de leurs multiples. Où vont aller les choses ? Ce n’est pas évident. En tout cas, il y a encore beaucoup de valeur à aller chercher dans les entreprises "value" ». Le gérant reste donc optimiste sur les actions bien qu’il ait « réduit l’exposition actions du fonds Absolute Return Europe après avoir fait une hausse de +15% depuis le début de l’année ».

 

Enfin, Patrice Courty, fondateur de Moneta AM, a également convenu que les valeurs de croissance étaient devenues particulièrement chères, mais a surtout livré son expertise sur la gestion long-short qui est l’une des spécialités de Moneta avec Moneta Long Short. Dans un contexte de valorisations élevées, « On a désormais plus d’idées de positions à la vente qu’auparavant » a-t-il souligné.

 

En effet, « Cela va être difficile de connaître une poursuite de la hausse des profits de 10% par an comme en 2017 » et les déceptions risquent d’être nombreuses. Néanmoins, « Si les entreprises sont bien valorisées, c’est aussi parce que les prévisions sont très bonnes ». Sur la partie "long", « On aime particulièrement les petits secteurs avec peu d’acteurs, où les valorisations sont plus difficiles à déterminer et où il y a toujours des opportunités ».

 

 

 

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