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Le prochain Président de la République était-il chez Sycomore ?

Publié le

Sycomore organisait à la salle Pleyel sa conférence sur le thème de « L’entreprise à mission » avec en invité exceptionnel Emmanuel Faber, PDG de Danone. Ce patron atypique et hors-norme a été écouté par plus de 400 personnes quasi hypnotisées.

 

http://files.h24finance.com/jpeg/Sycomore%20F%C3%A9vrier%202018.jpg

 

 

Christine Kolb, Directrice du Développement a rappelé en introduction la mission de Sycomore : « Humaniser l’Investissement » illustrée par son leitmotiv « Human is Capital ». Un objectif qui n’a jamais été autant d’actualité face à l’explosion de la collecte en ETF : +441 milliards de dollars en 2017. « Ces gestions quantitatives sont un danger pour les marchés et les entreprises » s’indigne Christine Kolb.

 

Le Président de Sycomore Laurent Deltour a ensuite eu « le plaisir d'accueillir le très rare et très charismatique Emmanuel Faber ».

 

 

Les phrases-clés de l'intervention d’Emmanuel Faber :

 

  • Je suis heureux d'entendre les équipes de Sycomore dire que « Human is Capital », mais au bout du bout « Cash is King ». Ce qui compte, c'est la façon dont les femmes et les hommes génèrent de la valeur. C’est ce que l’on m'a appris il y a 30 ans. C’est ce que j'ai perçu et vécu. Et c’est la réalité pour beaucoup d’entre nous. Mais c'est évident qu'avant le cash il y a une idée et une personne.
  • « Cash is King », mais ce qui arrête le cash, c’est la confiance et la défiance. Et la confiance dans les institutions et les entreprises a baissé. Les gens veulent savoir qui est derrière et ils ont plus confiance dans les salariés que dans le CEO. Comment la France peut se reconstruire s'il y a un tel divorce avec l'économie et les sociétés ?
  • Si une entreprise comme Danone oublie qu'elle a une utilité sociale, elle monterait les prix du lait. Parler de maximiser la valeur uniquement pour les actionnaires est une hérésie. Il n'y a pas de confiance si l’une des parties prenantes se base sur la maximisation de ses intérêts.
  • Je prends des décisions car nous créons un écosystème solide et non pour faire plaisir. Nous construisons l'utilité sociale de Danone partout dans le monde. Il faut cette réflexion : quelle est l'utilité sociale d'une entreprise ?
  • On peut appeler cela « l'entreprise à mission ». Il faut créer des schémas de confiance dans l'entreprise, en particulier dans la finance.
  • Chez Danone, on est persuadé que « Human is Capital » et que « Capital is Human ».
  • On fait en sorte que tout le groupe soit certifié "B Corp" (Ndlr H24 : Certification octroyée aux sociétés commerciales (à but lucratif) répondant à des exigences sociétales et environnementales, de gouvernance ainsi que de transparence envers le public). C’est un vecteur pour rétablir la confiance du consommateur.
  • Enfin on se pose la question « à quoi sert une entreprise ? » Et la question se pose en Prime-Time au 20h ! Il était important d'ouvrir ce débat. (Ndlr H24 : En référence, projet de loi dit "PACTE", au « Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises », lancé par de Bruno Lemaire).
  • Mais ce qui me frappe, c’est que désormais personne ne remet en cause l'impact social des entreprises. Le débat n'est plus sur le "pourquoi" mais sur le "comment".
  • Il faut que la « mission de l'entreprise » soit incluse dans son paramètre de gestion. C’est un socle important pour avoir, pourquoi pas, un statut particulier « d'entreprise à mission ».
  • Reconnaître que l'entreprise quelle qu’elle soit a bien un impact sociétal est un aspect important.
  • L'engagement des salariés est fondamental mais c'est aussi vrai pour les consommateurs. Toutes les parties prenantes y puisent leur utilité.
  • Dans notre outil de gestion, on prend en compte les retours de tous les salariés vis-à-vis des 15000 managers de Danone. On est persuadés que cela démarre par l'humain et finit par l'humain.
  • Pendant la crise de 2008, après la chute de Lehman Brothers, on a craint que l'écosystème ne soit marqué car une entreprise ne travaille pas seule. On est allé voir les 50 premiers actionnaires de Danone après 40% de baisse et on a créé un fonds de dotation pour investir dans l'écosystème afin que les micro-acteurs qui bossent avec nous puissent tenir le coup. On n’a pas prélevé cela sur le dividende et 98% des actionnaires de Danone ont dit oui. Pour y arriver, il fallait essayer.
  • Nous, entreprises cotées, ne sommes pas sous le diktat du marché. Chaque fois que l'on a l'occasion de tisser des liens entre le monde de la finance, qui est totalement déconnecté de la réalité, et le fait que la finance soit supposée alimenter l'économie, il faut le faire.
  • De mon point de vue, tout est une question d'équilibre et de réglage. Les solutions alimentaires de demain sont en train d'être inventées, mais il va falloir du temps.
  • Les gens veulent savoir qui sont les grandes marques. Il y a quinze ans, c'était juste de la grande conso et on vendait des pots de Blédina comme on vend de la lessive. Mais ce n'est pas pareil et les gens se posent désormais la question de l'alimentation. On souhaite apporter une réponse à cela. On ne traversera pas cette révolution de l'alimentation si on n'a pas d'engagement et de point de vue. Et l’on est sérieusement engagé dans cette démarche. Pour Danone c’est aussi un avantage concurrentiel.
  • J’entends ce que dit Larry Fink (Ndlr H24 : Mi-janvier, le patron de Blackrock avait sommé les entreprises publiques et privées à agir pour le bien commun). On ne peut se dire qu'il faut continuer de maximiser les indices sans penser que cela va craquer un jour. Merci à Sycomore et à vous d'être sur ce chemin.

 

Cyril Charlot, co-Directeur de la Gestion de Sycomore, a également demandé à Emmanuel Faber s’il peut-il y avoir un impact positif entre mission et performance, autrement dit « Cash is King car Human is Capital » ? « Evidemment, affirme le PDG de Danone, Tesla en est l'exemple même. Elon Musk n'a jamais fait de profit depuis 10 ans. Pas un rond de cash ! Mais il envoie sa Tesla dans l'espace et quelle meilleure Pub que cela ? D'une façon ou d'une autre, le cash n'est que la dérivée de la confiance que les investisseurs accordent à une idée. » (Ndlr H24 : Tesla a levé 1,2 milliard de dollars en mars 2017)



Un propos repris par Laurent Deltour pour remercier les investisseurs présents dans la salle : « Le cash que nous avons tous les jours chez Sycomore, c'est la dérivée de votre confiance. »

 

Une réflexion entendue après l'intervention d'Emmanuel Faber chez Sycomore : « On devrait tous être derrière lui pour l'encourager à se présenter dans 4 ans face aux français... »

 

Par ailleurs, on a aussi appris ce week-end qu'il avait discrètement donné 33 260 actions Danone à une personne morale à but non lucratif soit environ 2,2 millions d’euros.

 

 

Pour bien comprendre la personnalité d’Emmanuel Faber, vous pouvez visionner cette vidéo en cliquant ici.


Pour en savoir plus sur Sycomore AM, cliquez ici.


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