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80$ le baril de pétrole... quels impacts sur les marchés ?

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Le cours du pétrole n'en finit plus de monter. Depuis son point bas à 28$ le baril, le Brent affiche une progression quasi ininterrompue. Nathalie Benatia, Responsable de Contenu Macroéconomique chez BNP Paribas AM décrit ainsi « un univers plus compliqué où le cours du pétrole est au plus haut depuis novembre 2014. » Le prix a même temporairement dépassé les 80$ la semaine dernière.

 

 

Pourquoi une telle montée du cours du pétrole ?


« C'est fondamentalement le mélange d'une croissance mondiale forte et d'une restriction de l'offre par l'OPEP et la Russie qui explique cette hausse » détaille François-Xavier Chauchat, économiste chez Dorval AM.

 

Mais la dernière accélération au-dessus des 70$ doit beaucoup aux tensions au Moyen-Orient suite à la décision annoncée la semaine dernière par Donald Trump de faire sortir les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. Au titre de cet accord signé en 2015, l'Iran s'était engagé à réduire considérablement ses activités nucléaires en contrepartie de la levée des sanctions américaines et européennes. Or, l'Iran est « un pays qui produit environ 4 % du pétrole mondial » rappelle la société de gestion Axa IM.

 

Les niveaux de stocks mondiaux sont redescendus au niveau souhaité par l'OPEP, proche de la moyenne des cinq dernières années. « Mais il faut noter que certaines déclarations récentes indiquaient une volonté de faire baisser les stocks plus encore et donc de faire monter les cours du pétrole » juge Hervé Goulettquer, Stratégiste chez la Banque Postale AM. Ce dernier précise par ailleurs que même si l'Iran exporte moins de pétrole, cela ne sera effectif que dans quelques mois et que d'autres producteurs se mettront peut-être à produire et à vendre davantage sur le marché international. Ainsi, « la hausse ne semble pas s'emballer » selon lui.

 

Mais cela reste malgré tout un secteur où la demande est en croissance. « Et c'est un secteur où l'on met plusieurs années à monter les capacités » ajoute Bertrand Puiffe, gérant actions chez Fidelity International.


Si le pétrole a récemment bénéficié de l'intensification des risques géopolitiques et du durcissement de ton de l'équipe de politique étrangère américaine sur l'Iran mais également le Venezuela, Lombard Odier IM conserve néanmoins un objectif à moyen terme autour de 64$ le baril d'après les experts de la société Sophie Chardon et Grégory Lenoir.

 

 

Quels impacts pour les marchés ?


Selon Igor de Maack, porte-parole de la gestion chez DNCA, le pétrole fait son grand retour dans les allocations des gérants tant la situation du prix du baril recrédibilise certains projets d'exploration. « Cela alimente la machine à cash que les majors les plus vertueuses en matière de gestion des coûts (Total par exemple) ont fabriqué pendant les années de vache maigre » ajoute-t-il.

 

Au niveau obligataire, on se souvient qu'en avril le taux dix ans américain avait franchi à la hausse le seuil des 3% pour la première fois depuis janvier 2014, avant de clôturer le mois à 2,95%. « Cette poussée a été alimentée par la remontée des anticipations d'inflation dans le sillage de la hausse des prix du pétrole à 75 dollars le baril » constate Aviva Investors France.

 

De son côté, Richard Turnill, Stratégiste chez BlackRock, remarque que « le momentum a entraîné un rebond des actions, et les devises des pays émergents ont été affectées. » Mais Olivier de Berranger, Directeur de la Gestion d'Actifs de La Financière de l'Echiquier, considère que l'impact des décisions américaines a pour l'instant été mesuré sur les marchés financiers, hormis sur le pétrole directement. Reste à savoir si le Président Trump continuera de bousculer une situation déjà précaire au Moyen-Orient en s'opposant à la principale puissance chiite. « Si escalade il devait y avoir, nul doute que la volatilité des actifs risqués viendrait à reprendre le chemin de l'envol » prévient le gérant.

 

En effet, si la hausse du pétrole se poursuit, les investisseurs risquent de s'inquiéter de l'impact négatif sur la croissance économique mondiale. « Même si l'économie mondiale reste solide, les marchés ont trouvé, avec le pétrole, une nouvelle source d'inquiétude et de volatilité » résume François-Xavier Chauchat.

 

Au mardi 22 mai, le cours du Brent se stabilise très légèrement au-dessous de la barre des 80$ le baril.


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