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Quels impacts sur les marchés suite aux dernières interventions de la Fed et la BCE ?

Publié le

Que retenir ?

 

États-Unis, zone Euro, Japon, Chine… Hasard du calendrier, les banques centrales des plus grandes économies mondiales ont successivement communiqué durant la semaine passée. Si la Banque du Japon et la Banque populaire de Chine n’ont pas fait fondamentalement évolué leur politique monétaire, la Réserve Fédérale Américaine (Fed) dans un premier temps puis la Banque Centrale Européenne (BCE) ont fait quelques annonces marquantes. Que retenir ?

 

 

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Fed : Finalement 4 hausses de taux en 2018

 

Sans surprise, la Réserve fédérale a décidé de relever ses taux d’intérêts de 0,25% pour les placer dans une fourchette entre 1,75 % et 2%. « Contrairement aux dernières annonces qui laissaient entendre que la normalisation allait se poursuivre de façon très progressive, l’instance a annoncé envisager deux nouvelles opérations d’ici la fin de l’année » note cependant David Ganozzi, gérant chez Fidelity International.

 

Cela implique donc 4 hausses de taux cette année plutôt que 3, comme le prédisaient certains acteurs. Ces derniers considéraient l'équilibre aux Etats-Unis difficile à maintenir avec une situation de plein emploi, une politique monétaire accommodante et une politique budgétaire très volontariste dopant la demande intérieure. « Alors qu’en mars, la Fed prévoyait un taux des Fed Funds à 2,1% fin 2018 – soit 3 hausses de taux au total sur l’année – elle anticipe à présent un taux à 2,4% » commente Olivier de Berranger, Directeur de la gestion d’actifs de la Financière de l’Echiquier.


Néanmoins, selon la Banque Privée Oddo BHF, ce débat sur le nombre de hausses de taux de la Fed est totalement dénué d'intérêt. « Ces dix dernières années, en gros depuis le départ d'Alan Greenspan, la Fed a montré qu'elle était avant tout pragmatique et qu'elle décidait de sa politique monétaire en fonction des circonstances économiques. Pour l'instant nous n'avons pas l'impression que le nouveau Président, Jerome Powell, ait choisi de s'écarter de cette ligne » juge le Responsable de la Recherche Hugues de Montvalon.


Dans ces conditions, s'interroger sur la politique de la Fed, c'est d'abord s'interroger sur la trajectoire de l'économie américaine, essentiellement la croissance et l'inflation. En effet, cette décision répond à la robustesse économique américaine qui est marquée par un chômage à 3,8 %, une inflation à 2,2 % en mai et des PMI en rebond. « Forte de cette dynamique, la Fed a d’ailleurs revu à la hausse ses prévisions de croissance à 2,8 % et d’inflation à 2,1 % pour cette année » précise David Ganozzi de Fidelity International.

 

 

BCE : La fin attendue du Quantitative Easing

 

L’annonce de la Banque Centrale Européenne était également attendue. Elle décide donc la prolongation de son programme d’achats d’actifs démarré il y a trois ans avec une réduction du rythme de 30 à 15 milliards d’euros par mois d’octobre à décembre, puis l’arrêt de ses rachats d’actifs à la fin de l’année. Par ailleurs, le Président de la BCE Mario Draghi a introduit une nouvelle « forward guidance » sur les taux d’intérêt directeurs, indiquant qu’ils resteraient à leurs niveaux actuels « au moins jusqu’à la fin de l’été 2019 ».

 

« Le secret des prestidigitateurs c’est de détourner l’attention du public. C’est précisément ce que la BCE a réalisé cette semaine » commente François-Xavier Chauchat, Economiste chez Dorval AM. « Un an de visibilité dans l’environnement actuel vaut de l’or ! Avec cette nouvelle information, les opérateurs peuvent oublier la fin du programme d’achat et se concentrer sur autre chose. Le tour est joué » poursuit-il.

 

En rendant conditionnelle sa politique monétaire aux données à venir, Mario Draghi s’est cependant avéré prudent. « En ajustant à la baisse ses anticipations de croissance à 2,1% pour 2018 et à la hausse ses anticipations d’inflation 1,7%, le président de la BCE a réussi une communication d’équilibriste. Il évite le trauma du « tapering » causé par la Fed en 2013 tout en préparant le marché à une nouvelle ère de normalisation » estime Nicolas Forest, Directeur de la gestion obligataire chez Candriam, qui considère sa communication comme réussie. « Il signe ici un tapering à la Canada Dry – cela a la couleur et le goût du tapering, mais ce n’est pas vraiment un tapering » illustre-t-il.

 

Le niveau des taux directeurs pourront néanmoins être également impactés par les évènements politiques qui ponctueront la zone euro, lesquels peuvent être particulièrement imprévisibles. « S'interroger sur les taux de la BCE en 2019, c'est avoir un œil sur le tableau de bord économique et un autre œil sur la scène politique. Gare au strabisme ! » prévient Hugues de Montvalon d’Oddo BHF Banque Privée.

 

 

Quels impacts sur les marchés ?

 

La communication maîtrisée des banques centrales a permis une semaine plus apaisée que les précédentes sur les marchés. Consécutivement, la Fed et la BCE ont semble-t-il apporté de la visibilité aux investisseurs. « Ceci a provoqué instantanément une détente des taux européens et un affaiblissement de l’euro par rapport au dollar. Les actions européennes ont également rebondi, notamment les valeurs exportatrices » remarque la société de gestion Edmond de Rothschild AM.

 

Suite à l’annonce de la BCE, le consensus, qui prévoyait un premier relèvement du taux de dépôt en juin, a vu ses attentes repoussées d’au moins trois mois. « C’est sûrement ce dernier point qui explique la brusque réaction sur les taux. Les investisseurs se sont focalisés sur le fait que la politique monétaire accommodante allait durer un peu plus que prévu » réagit Olivier de Berranger de la Financière de l’Echiquier. Le taux souverain allemand à 10 ans a ainsi baissé de 0,5% à 0,4%, et l’EUR/USD est passé en quelques heures de 1,182 à 1,156.

 

Mais la BCE conserve suffisamment de flexibilité pour maintenir des conditions de politique accommodantes dans la zone euro, en dépit du retrait du programme d'assouplissement quantitatif. Des conditions susceptibles de remettre des pressions à la baisse sur l'euro. « Le différentiel de taux d’intérêt par rapport aux États-Unis va probablement se creuser davantage. La BCE, encore assez accommodante, devrait également aider les actifs risqués européens qui ont vu les primes de risque augmenter en raison de l'évolution de la situation en Italie » ajoute Charles St-Arnaud, Stratégiste en Investissement chez Lombard Odier IM.

 

En résumé, des annonces de la part des banques centrales certes attendues mais plutôt bien accueillies par les investisseurs, notamment concernant la zone euro. « Si les marchés et plus globalement les multiples de valorisation ne résistent pas aux tweets de Donald Trump (ex : les valeurs automobiles européennes lors de l'annonce de taxes à l'importation aux Etats-Unis), ils ont en revanche apprécié les déclarations de Mario Draghi. Super Mario est de retour ! » se réjouit Igor de Maack, porte-parole de la gestion chez DNCA.


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