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La réaction des sociétés de gestion suite à la nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE...

Publié le

 

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Christine Lagarde remplacera Mario Draghi à la tête de la BCE le 1er novembre prochain

 

 

Mardi 2 juillet, les 27 pays de l'Union Européenne se sont mis d'accord pour désigner les candidats amenés à occuper certains postes clés. L'Allemande Ursula von der Leyen est nommée Présidente de la Commission Européenne et succède au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Le Belge Charles Michel prend la Présidence du Conseil européen tandis que l'Espagnol Josep Borrell devient Haut représentant pour les Affaires étrangères.

 

Mais c'est la désignation de la Française Christine Lagarde à la BCE qui a suscité le plus d'attention de la part des acteurs de la gestion.

 

 

Une décision politique

 

Si les paris sur le remplaçant de Mario Draghi demeuraient encore très ouverts, peu d'acteurs imaginaient ce résultat il y a encore quelques jours. En ce sens, la nomination de Christine Lagarde est une véritable surprise, d'autant plus que ses prédécesseurs (Wim Duisenberg, Jean-Claude Trichet et Mario Draghi) disposaient tous d'une expérience reconnue dans le secteur bancaire.

 

Cependant, Christine Lagarde connaît parfaitement les mécanismes de fonctionnement de la zone euro. Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie lors de la crise de 2008, elle dirige le Fonds Monétaire International depuis 2011 et s'est fortement impliquée dans la gestion de la crise de la dette souveraine grecque. « En outre, ses solides compétences en communication seront sans aucun doute utiles pour fournir des orientations prévisionnelles qui, grâce à son prédécesseur, sont devenues un outil efficace dans l'élaboration des politiques de la BCE » ajoute Piya Sachdeva, économiste chez Schroders.

 

Surtout, cette nomination consacre la fin de l'entre-soi des spécialistes monétaires et le début du temps des politiques et des diplomates. « L'essentiel pour les banques centrales est désormais d'assurer l'efficacité des politiques monétaires et leur bonne intégration dans l'ensemble des politiques économiques. Les diplomates supplantent les experts et la clarté, voire l'accessibilité, de la communication devient primordiale » analyse Wilfrid Galand, Directeur Stratégiste chez Montpensier Finance.

 

 

Un choix dans la continuité

 

Les sociétés de gestion semblent néanmoins unanimes sur un point : c'est un indicateur de continuité de la politique de Mario Draghi. « On peut reprocher à Christine Lagarde de ne pas avoir une formation académique aussi forte sur l'économie que certains de ses concurrents, elle sera fortement aidée par le très bon chef économique de la BCE Philip Lane » précise Frédéric Rollin, stratégiste chez Pictet AM. La continuité du cadre de la politique monétaire est donc assurée par cet économiste, en poste depuis le mois dernier.

 

Car le mandat de Christine Lagarde ne démarrera que le 1er novembre et Mario Draghi peut lui préparer le terrain avant son arrivée. « On pense qu'il est très probable que la BCE baisse ses taux directeurs en septembre voire qu'elle réactive son programme de Quantitative Easing dès septembre » indique Bastien Drut, stratégiste chez CPR AM. De fait, les attentes concernant la politique monétaire européenne à court terme restent inchangées pour Maya Bhandari, Directeur de l'allocation d'actifs chez Columbia Threadneedle, à savoir, qu'« un "paquet" d'assouplissement, comprenant un taux de dépôt plus bas et une relance du QE, semble probable d'ici à la fin de l'année ».

 

 

Les marchés ont apprécié la nouvelle

 

Cette continuité est un élément rassurant pour les marchés qui ont positivement accueilli cette nomination, synonyme de poursuite de la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE. « Christine Lagarde a pour mandat d'accompagner la stabilisation de la dette des Etats et de maintenir un coût de service de la dette suffisamment bas pour, malgré l'endettement élevé, permettre aux Etats de faire de la relance budgétaire » détaille Vincent Juvyns, stratégiste chez JP Morgan AM

 

Suite à l'annonce, les rendements des marchés obligataires de la zone euro ont affiché une baisse avec le 10 ans français poursuivant sa plongée en territoire négatif (-0,183% le jeudi 4 juillet ; il est désormais revenu autour de -0,115% le 9 juillet, son niveau avant l'annonce) et le Bund allemand continuant d'approcher les -0,40%. « Lagarde est dans le même camp que Mario Draghi : elle est considérée comme plus "dovish" que "hawkish". La réaction du marché aurait été assez différente si l'un des noms allemands avait été proposé pour remplacer Draghi » relève Andrew Milligan, Directeur de la Stratégie chez Aberdeen Standard Investments.

 

 

Cet article a été rédigé par la rédaction de H24 Finance pour Boursorama. Tous droits réservés.


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