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Zone euro : la consolidation budgétaire n'est pas encore derrière nous

Publié le 07 octobre 2016

Les conditions macro importent plus que les faibles taux d'intérêt

Points clés

  • Nous mesurons à quel point la politique monétaire et la situation macroéconomique pourraient affecter les perspectives de la dette publique de quatre pays européens ces dix prochaines années.
  • Nous analysons la soutenabilité de la dette dans deux scénarios alternatifs : celui de "normalisation" où les conditions économiques s'améliorent et celui de "stagnation séculaire", dans lequel une timide croissance et une faible inflation poussent la Banque centrale européenne à maintenir sa politique accommodante.
  • Premièrement, l’effet sur la dette des conditions macroéconomiques et celui des taux d'intérêt se compensent. Les faibles taux d'intérêt réduisent le service de la dette à court et moyen terme, mais ne peuvent pas compenser la faible croissance nominale.
  • Deuxièmement, dans les deux scénarios, les ratios dette/PIB augmentent à moyen terme en l'absence d'efforts structurels. Ces efforts sont donc nécessaires afin de stabiliser le ratio de la dette publique.
  • Troisièmement, en supposant des efforts importants et propres à chaque pays, la dette publique peine à diminuer. La baisse des déficits structurels peut donc s’avérer être un objectif insuffisant en termes de finances publiques. Ceci est particulièrement vrai pour l'Espagne et le Portugal, qui pourraient peiner à stabiliser leur niveau de dette publique, même si des efforts significatifs sont mis en œuvre.

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