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Un point avec Bertrand Puiffe, gérant de Fidelity France...

11/07/2018

 

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Bertrand Puiffe, Gérants des fonds Fidelity France et Nordic


 

A l'occasion des Universités d'été de la plateforme Sélection 1818, Bertrand Puiffe, gérant de Fidelity France, est revenu sur son approche et les performances depuis le début de l’année.

 

Premier constat pour le gérant, il est difficile d’acheter des valeurs de croissance et du luxe en particulier (pour la France). Bertrand Puiffe reprend l’exemple d’Hermès, le P/E est très élevé. Cela devrait être justifié par une forte croissance des bénéfices. Or ce n’est même pas le cas. Pourquoi payer si cher ?

 

Autre exemple, les valorisations atteintes sur la technologie US ne sont pas tenables. 80 de P/E sur Amazon, ce n’est pas tenable. 150 sur Netflix encore moins. Certes ces entreprises vont générer des bénéfices mais pas assez pour justifier les valorisations. « On ne parlera pas de Tesla, puisque tout le monde aura compris que c’est une arnaque ».

 

On sait donc très vite ce que le gérant n’achète pas en ce moment : des valeurs de croissance dont la valorisation lui semble injustifiée.

 

Qu’achète-t-il dès lors ? Sa principale conviction repose sur les sociétés liées au pétrole. L’or noir s’est fortement apprécié mais il peut encore monter. Le cap des $100 n’est pas impossible selon le gérant. Bertrand Puiffe a d’ailleurs tordu le cou a une idée préconçue très présente dans le marché : le pétrole ne peut pas monter car au-dessus d’un certain seuil, les américains recommencent à forer du pétrole de schiste déséquilibrant ainsi l’offre par rapport à la demande. Mais le gérant fait remarquer que les raffineries américaines ne peuvent traiter plus de pétrole de schiste qu’elles n’en traitent actuellement. Il y a un goulet d’étranglement. L’offre n’est pas si élastique qu’on ne le pense. De plus la demande augmente avec la croissance mondiale. 

 

« Sauf à penser que les Russes et les Saoudiens sont des abrutis, le pétrole va continuer à monter ! » 

 

Attention, selon Bertrand Puiffe, il ne faut pas jouer le pétrole jusqu’en 2040-2050 mais pour les deux ou trois prochaines années oui. 

 

Concernant le marché actions dans son ensemble, le gérant estime que les trimestres à venir seront compliqués et voit plutôt un marché en taule ondulée avec des bornes de +5%, -5%. On ne fera donc pas de la performance avec le risque de marché (i.e. le beta). Le gérant n’est pas pour autant pessimiste. L’opportunité extraordinaire de faire de la performance provient de l’écart de performance et de valorisation entre le style « value » et le style « croissance ». Il est actuellement au plus haut. L’élastique est à sa tension maximale. Le retour peut être extrêmement violent et cela peut aller très vite. Il est donc important d’être investi. Son fonds, Fidelity France, a un biais résolument « value » et contrariant. La gestion « value » est souvent critiquée. En effet, elle peut rester au tapis pendant de longues périodes. Le gérant l’accorde, il est donc important pour lui d’avoir aussi des valeurs avec des dividendes importants afin de se laisser le temps d’attendre. Comme l’avoue Bertrand Puiffe : « Ça peut marcher dans un mois comme dans un an, difficile à dire ». Le gérant ne fait pas de timing.

 

Le gérant de Fidelity France est ensuite revenu sur les performances. Le fonds est en retard, la capacité de rebond est importante pour le gérant. Les positions sont toujours en portefeuille et le gérant est sûr de sa capacité à battre les indices sur le long terme. A titre d’exemple, en décembre 2017 lorsque le style « value » a de nouveau surperformé, le fonds a eu une performance de +5% alors que le marché faisait -1%. 

 

 

Pour en savoir plus sur les fonds Fidelity, cliquez ici.

 

Compte-rendu réalisé lors des Universités d'été de la plateforme Sélection 1818.




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