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L’épargnant français voit la vie en euros...

07/03/2019

 

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Par Antoine Delon, Président de LinXea

 

 

Longue vie au fonds en euros, grand vainqueur de l’année 2018 ! Rappelons ici qu’il y a un an à peine, Bercy envisageait ni plus ni moins qu’une refonte choc de ce placement ultra-sécurisé.

 

Et à marche forcée d’ailleurs, pour lui substituer des produits plus performants. La cause était nationale, drainer l’épargne des Français vers le financement des entreprises. Quitte alors à tordre le bras de l’épargnant. Nous nous en étions inquiété dans une précédente tribune.

 

Bien inspiré, le gouvernement y a finalement renoncé. Ce fut le fameux « il n’y aura pas de grand soir de l’assurance-vie », lâché par le ministre Bruno Le Maire pour rassurer les 37 millions de bénéficiaires. Mais que n’a-t-on dit alors sur ce placement supposé incarner la frilosité boursière des français ? Et plus généralement sur l’assurance-vie qui, affirmait-on, ne rapportait plus rien…


Fin 2018 pourtant, elle se portait très bien, merci. Avec un encours des contrats se situant autour de 1700 milliards d’euros, soit une progression de 1%. Les trois quarts des sommes placées y étaient sur les fonds en euros qui ont collecté plus de cent milliards supplémentaires.


L’année qui vient de s’écouler a donc donné raison au tant décrié père de famille et à ses placements sans risques. Certes, le rendement moyen des fonds en euros sur l’année s’élève à 1,7%, en baisse par rapport au 1,8% de 2017. Mais que dire des performances des produits supposés plus attractifs au cours de cette année terrible ? Elles sont négatives sur les actions, sur les obligations et même sur les produits monétaires (seule exception, l’immobilier).

 

Au milieu de cette bérézina, notre fonds en euro bien-aimé a donc tiré son épingle du jeu. On peut lui reprocher de ne plus coller qu’à l’inflation, il reste la fondation saine d’une allocation d’actifs et, quoi qu’on en dise, un atout incroyable pour tous les épargnants Français.

 

Ceux-ci ne sont pas des investisseurs avisés et plébiscitent donc le plus souvent la sécurité. Ils ont eu du nez. En 2018 le fonds en Euro pulvérise le livret A, bloqué à 0.75 %, le LEP 1.25%, le CEL 0.50% et le PEL 1%.

 

Pour l’avenir, avec une inflation qui grimpe à 1,9% et des taux français et européens encore au plancher, on nous promet un rendement moyen des fonds en euros encore en baisse, jusqu’à 1,30%. Mais attention, il y a fonds en euros et fonds en euros, un écart de rendement d’un à quatre selon une association de consommateurs.

 

Ainsi, au lieu de le pousser à choisir entre différents placements à risques, laissons-donc l’épargnant français choisir son fonds en euros ; la colonne vertébrale de son allocation d’actifs, et ensuite il pourra y rattacher des supports en unités de compte plus risqués.

 

Le fonds en euros reste notre principal allié aujourd’hui pour faire prendre quelques risques aux épargnants français.

 

Longue vie à lui !

 

Antoine Delon


PDG de LINXEA




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