Natixis
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
5390.46 +0.2% +10.86%

Urban Premium

Perf. YTD
Diversifiés/Flexibles
Cliquer sur un fonds de la sélection H24


Swiss Life REIM

Perf. YTD
OPCVM Actions
Cliquer sur un fonds de la sélection H24


Perf. YTD
OPCVM Absolute Return
Cliquer sur un fonds de la sélection H24


L’ISR, un label pas si « vert » qu’on pourrait le penser...

Publié le

L’investissement socialement responsable (ISR) est devenu une thématique en fort développement chez de nombreuses sociétés de gestion, et un véritable enjeu de communication pour les entreprises. Pour autant, des voix s’élèvent pour demander davantage de clarté sur le contenu des fonds ISR.

 

http://files.h24finance.com/jpeg/AFG%20Assises%20Europ%C3%A9ennes%20de%20la%20Gestion.jpg

 

 

Depuis quelques années, l’ISR est devenu l’un des sigles incontournables de la gestion d’actifs. Les « fonds ISR » (socialement responsables) se multiplient dans la gamme d’OPCVM de certaines sociétés de gestion. Certaines d’entre elles sont même spécialisées sur ce segment comme Ecofi Investissements ou Mirova AM au sein du groupe Natixis.

 

L’ISR est indissociable des critères « ESG » (environnement, sociaux et de gouvernance) qui sont utilisés pour savoir si une entreprise peut, ou non, entrer dans le cadre d’un fonds ISR.

 


Une manière de réconcilier la jeunesse avec l’investissement ?

 

L’ISR vis-à-vis du monde de l’investissement, c’est donc en quelque sorte l’équivalent du rayon bio en grande surface. Le segment est encore étroit mais se développe, avec un potentiel de séduction notamment concentré sur la jeunesse.

 

« Avec l’ISR et l’ESG, on peut espérer que les prochaines générations considèreront que la finance permet de soutenir la transition énergétique » expliquait ainsi Éric Pinon, Président de l’AFG, lors des Assises européennes de la gestion organisées le mois dernier à Paris. Propos confirmés à cette même occasion par Jean-Louis Laurens, Ambassadeur de la gestion d’actifs française, qui espère que « l’ISR puisse réconcilier les Millenials avec la finance ».

 

L’ISR dispose par ailleurs de bons arguments pour trouver les faveurs des investisseurs : « Une étude montre que pour les fonds ISR vraiment investis en ISR, il y a de l’alpha » explique Noël Amenc, Professeur de finance à l’EDHEC Business School, contrecarrant l’idée selon laquelle investir « responsable » se traduirait par de faibles rendements.

 

Le sujet est devenu mondial puisque même en Chine, « L’ISR peut correspondre aux volontés des jeunes qui veulent plus de vert et d’écologie. Ils y sont plus sensibles que la génération d’avant » expliquait Shelley Yang, Directrice exécutive de Haitong Bank, toujours lors des Assises de la gestion.

 


L’ISR, un label pas si « vert » qu’on pourrait le penser


Le raccourci entre « ISR » et « écologie », très fréquent, est pourtant faux. Contrairement aux idées reçues, les fonds ISR n’ont pas pour but d’investir dans des entreprises d’éoliennes, de panneaux solaires ou de traitement des déchets, dont les capitalisations boursières sont trop faibles.

 

« L’approche vers laquelle tous les fonds ISR convergent pour sélectionner des entreprises en portefeuille est l’approche dite "best in class" : on n’exclut pas des secteurs ou des entreprises, mais on sélectionne au sein de chaque secteur les entreprises qui ont les meilleurs scores ESG » explique Nicolas Calcoen, vice-président de l’EFAMA (Association européenne de la gestion).

 

L’approche est intéressante mais permet de faire entrer dans des fonds ISR des valeurs sans rapport direct avec la transition écologique, voire même des valeurs de secteurs globalement polluants. Les investisseurs finaux ont rarement conscience de cette réalité et, même s’ils se penchent sur la question, peuvent difficilement savoir quels critères et quelles entreprises ont été retenus pour la constitution d’un fonds ISR.



Vers un meilleur contrôle des fonds ISR ?

 

L’avis inattendu de Jean Tirole résume bien le sujet : « La difficulté de l’ISR, c’est qu’il faudrait que [le gérant] sache ce que font les entreprises dans leur globalité. Par exemple, Starbucks fait un effort en utilisant du café issu du commerce équitable, mais fait en parallèle de l’optimisation fiscale. De même, il y a des entreprises du secteur pétrolier qui financent des écoles dans certains pays. Comment agréger ces données pour savoir si les entreprises sont, ou non, éligibles à une démarche ISR ? » s’interrogeait le prix Nobel d’Économie 2014 lors des Assises de la gestion, avant de conclure : « Nous ne sommes qu’au début de l’ISR et nous sommes bien partis pour que ça continue, mais il y aura des défis à venir ».

 

Rebondissant sur ce sujet, Nicolas Calcoen a pris les devants en affirmant lors d’une table ronde où étaient présents les directeurs de l’AMF et de l’ESMA : « On attend de la régulation qu’elle permette de rendre les fonds ISR comparables avec un contrôle de la transparence et de la qualité des données utilisées ».

 

 

Les critères ESG font bouger les entreprises

 

Malgré cette critique, une chose est sûre : pour beaucoup de grandes entreprises, la communication autour de la prise en compte des défis environnementaux et de l’écoute de leur personnel (correspondant aux critères ESG) est devenue un enjeu majeur. Certaines entreprises du CAC40 auxquelles on ne pense pas forcément lorsqu’il est question d’ISR, sont ainsi devenues des fers de lance du développement éthique.

 

Tel est par exemple le cas de Michelin, dont le président Jean-Dominique Senard était l’invité de la dernière conférence de La Financière de l’Echiquier dédiée à l’ISR. Michelin fait notamment partie des lignes des fonds Echiquier Major et Echiquier Positive Impact, labellisés ISR.

 

Michelin est certes un fabricant de pneus, ce qui n’a a priori rien d’écologique, mais l’entreprise met surtout l’accent sur les critères sociaux et de gouvernance. « Le sujet social nous tient à cœur depuis longtemps » expliquait Jean-Dominique Senard lors de l’événement organisé par La Financière de l’Echiquier. Michelin organisait en effet des campagnes de vaccination contre la tuberculose en Auvergne au début du XXème siècle.

 

L’un des objectifs de l’entreprise est désormais de « donner de la responsabilité aux salariés ». De même, « On incite nos collaborateurs à s’engager dans la vie publique, notamment en étant élus », grâce à la mise en place d’avantages permettant aux employés de quitter leur poste pendant plusieurs années avant de revenir dans l’entreprise.

 

Même esprit chez Unibail Rodamco, foncière franco-néerlandaise, que Sycomore AM avait mis en avant il y a deux ans dans le cadre de sa gestion ISR. Christophe Cuvillier, Président du groupe, expliquait le mois dernier lors des Assises européennes de la gestion : « On a lancé un plan sur la consommation d’énergie dans nos bâtiments ayant permis de réduire de 58% leurs dépenses énergétiques depuis 2006, ce qui nous a permis d’être très bien notés sur ces critères ».

 

Unibail-Rodamco s’affiche également à l’écoute de ses salariés : « Les jeunes ont une conception différente du monde par rapport à nous. On a donc des demandes de nos propres collaborateurs pour nous développer en prenant en compte les enjeux du développement durable » expliquait Christophe Cuvillier. Ainsi, « 100% des voitures de fonction sont désormais électriques ou hybrides » et « À l’avenir, pour signer un bail avec Unibail-Rodamco, il faudra obligatoirement accepter d’utiliser des ampoules LED et des équipements à faible consommation énergétique ».

 

Même si les investisseurs achetant des parts de fonds ISR ne s’attendent probablement pas à être investis sur Michelin ou Unibail-Rodamco, les efforts de ces entreprises pour prendre en compte davantage de paramètres éthiques et écologiques restent une avancée évidente qui mérite d’être saluée.

 


Copyright H24 Finance. Tous droits réservés.


@H24Finance
ACG
Urban Premium

Buzz H24


Urban Premium


Perf. YTD
OPCVM PEA
Cliquer sur un fonds de la sélection H24


Swiss Life REIM

Perf. YTD
OPCVM Obligations Convertibles
Cliquer sur un fonds de la sélection H24


Perf. YTD
OPCVM Obligations
Cliquer sur un fonds de la sélection H24


Powered by Morningstar


Swiss Life REIM

Natixis