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Faut-il s'inquiéter du retour de la guerre commerciale ?

Publié le

 

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La bourse (encore) bousculée par les tweets de Donald Trump


Si la menace d'une guerre commerciale planait tout au long de l'année 2018, on observait une détente durant le 1er trimestre avec l'espérance d'un accord entre les Etats-Unis et la Chine. Un apaisement qui accompagnait le fort rebond des bourses mondiales.

 

C'était sans compter sur Donald Trump. Il n'a suffi que de quelques tweets menaçants du Président américain lors de ces dernières semaines pour réveiller les craintes liées à la guerre commerciale et effrayer les marchés.

 

Après les menaces, l'exécution. L'administration américaine a porté il y a quelques jours les droits de douane de 10 à 25% sur 200 milliards de dollars de produits chinois. Dans la foulée, les autorités chinoises ont déclaré qu'elles allaient prendre des mesures de représailles. La surenchère n'a pas manqué d'arriver et les échanges d'amabilités se sont ensuite poursuivis.

 

 

Une situation qui incite à la méfiance


La semaine dernière, le marché actions a ainsi connu le plus gros repli de l'année. « Après un rallye impressionnant, d'une amplitude exceptionnelle, plaçant ce début d'année comme l'un des meilleurs depuis 1970, les actions mondiales ont chuté de 2,5% au cours de la semaine » constate Guilhem Savry, responsable Macro et Allocation Dynamique chez Unigestion AM.

 

Toutefois, malgré la terminologie utilisée dans les commentaires de marché, les mouvements boursiers ont en fait été relativement modérés car ils interviennent au cours d'une année qui n'a pas encore connu de baisse majeure. A ce titre, les marchés chinois qui ont chuté brutalement venaient tout juste de signer une forte hausse.

 

Pourquoi la réponse a-t-elle été si limitée et pourquoi est-ce différent de la dernière fois ? Il existe un certain nombre de réponses à ces questions, allant des objections fondamentales ("Trump bluffe") aux évaluations de l'état des marchés ("les attentes sont déjà déprimées"). « Si la première reflète l'opinion du consensus, ce qui semble être le cas, les marchés actions affichent encore un potentiel de vulnérabilité à la volatilité à court terme compte tenu de la vigueur de la reprise que nous venons de connaître » souligne Stuart Canning, Investment Specialist chez M&G Investments.

 

Car dans ce dossier, le risque paraît aujourd'hui asymétrique. Le scénario d'un accord entre les deux parties était en effet intégré dans les cours, et malgré la baisse des marchés la semaine dernière, on observe une certaine complaisance vis-à-vis de la situation. « Or, le risque de voir les discussions s'enliser et la perspective d'un deal s'éloigner n'est pas nul. Dans un cas extrême, la situation pourrait même entraîner un regain de craintes sur la croissance mondiale, l'amélioration des perspectives pour le 2ème semestre reposant en partie sur l'accalmie des sujets géopolitiques » prévient Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué de La Financière de l'Echiquier. Après l'important rallye de début d'année, ce dernier préfère réagir avec prudence et a significativement couvert ses portefeuilles.

 

 

Une situation qui pourrait être profitable... pour l'Europe !

 

Au milieu de cette passe d'armes sino-américaine, l'Europe semblait se poser en victime, subissant silencieusement les conséquences. D'autant plus que Donald Trump menace, de plus en plus explicitement, de relever les taxes sur les automobiles européennes si les discussions commerciales entamées avec Jean-Claude Juncker en juillet dernier, n'aboutissaient pas rapidement.

 

Paradoxalement, c'est dans ce contexte complexe que la CNUCED (Commission des Nations Unies pour la Coopération et le développement) a produit une étude montrant que le gagnant d'une guerre commerciale généralisée entre les Etats-Unis et la Chine pourrait être... l'Europe !

 

L'explication est simple selon Wilfrid Galand, Directeur Stratégiste chez Montpensier Finance : les Etats-Unis et la Chine étant respectivement les premiers et deuxièmes partenaires commerciaux de l'Union Européenne, loin devant la Russie et la Suisse, tout ralentissement des échanges sino-américains bénéficierait donc mécaniquement au troisième acteur, l'Europe ayant un profil similaire aux Etats-Unis dans ses échanges avec l'Empire du Milieu. « D'autant plus qu'en cas de rupture définitive avec la Chine, une accélération des hostilités commerciales avec l'Europe ne serait probablement pas très populaire aux Etats-Unis, sur le point d'entrer dans le vif de la campagne électorale de 2020 » ajoute-t-il.

 

Une raison suffisante pour investir sur le vieux continent ? Il est probable que dans des faibles volumes (le mois de mai étant un mois à faible volume en général) et avant les élections européennes, peu d'investisseurs prennent le risque d'investir dans des actifs risqués sauf accord définitif sur la guerre commerciale. « Cette correction actuelle doit aussi donner de nouveaux points d'entrée aux investisseurs mohicans qui croient encore courageusement à l'Europe. Les niveaux de valorisation vont se détendre sur fonds d'amélioration macro-économique » estime néanmoins Igor de Maack, porte-parole de la gestion chez DNCA.

 

 

Cet article a été rédigé par la rédaction de H24 Finance pour Boursorama. Tous droits réservés.


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