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Comment investir aujourd'hui sur les marchés émergents ?

Publié le

 

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EOS Allocations avait invité 3 experts des marchés émergents pour répondre à cette question. Pour visionner le replay complet, cliquez ici.

 

 

Les pays émergents ont été les premiers touchés par la crise du coronavirus et sont toujours au centre de la crise sanitaire. Au niveau des marchés financiers, l'Asie a quasiment rattrapé toutes ses pertes, mais les performances sectorielles sont encore très inégales. Sur les obligations, la situation n'est pas retournée à la normale et les taux de rendement offerts sont encore élevés.

 

Ces marchés émergents, même s'ils sont très hétérogènes, restent néanmoins la région la moins chère comparée aux pays développés. Ils font d'ailleurs partie des stratégies mises en avant par la plus grande société de gestion au monde, BlackRock, qui y trouve de la croissance, de la diversification et de la décorrélation. « 85% de la population mondiale réside dans un pays émergent », rappelle Jean-Marc Routier, spécialiste produit actions émergentes au sein de l'entreprise.

 

Faut-il donc revenir ou même augmenter sa pondération sur cette zone ?

 

 

Bilan de la situation sanitaire


La Chine, l'Europe de l'Est et la Turquie sont aujourd'hui des régions avec peu de nouveaux cas. Après une forte accélération, l'Amérique Latine se trouve plutôt sur un plateau, en particulier au Mexique et au Brésil où le taux d'occupation des hôpitaux baisse. En revanche, on observe une accélération en Inde et en Afrique du Sud.

 

De prime d'abord, il paraît donc difficile d'investir sur ces zones. Mais au contraire, si la propagation de l'épidémie dans un pays s'accompagne d'une revalorisation à la baisse de l'ensemble des actifs financiers de manière indifférenciée, cela peut être une source d'opportunités uniques selon Roland Vigne, Directeur Général d'IVO Capital Partners, société de gestion française également basée à Mexico et São Paulo. « Toutes les entreprises ne vont pas être touchées de la même manière et la grande majorité des émetteurs ne vont pas faire défaut, malgré un ralentissement à prévoir dans les 18 prochains mois », indique-t-il.

 

S'il faut rester prudent sur les chiffres, les pays émergents semblent malgré tout s'en tirer convenablement par rapport aux pays développés. Est-ce pour des raisons démographiques (population plus jeune) ou bien en raison de systèmes immunitaires plus développés ? Difficile à dire mais « à part le Brésil qui concentre 50% des cas dans les émergents, le reste de la classe d'actifs se porte finalement assez bien d'un point de vue humain », constate Jean-Marc Routier de BlackRock.

 

 

Certaines zones à favoriser et à éviter


La dimension hétérogène des marchés émergents n'est pas nouvelle, mais elle s'est vue renforcée par le contexte. Il devient donc d'autant plus important de sélectionner les pays sur lesquels miser plutôt que d'investir sur ces marchés de manière globale.

 

D'un point de vue indiciel, l'Europe émergente est dominée par des pays qui ne semblent pas faciles à appréhender pour des investisseurs peu avertis : la Russie, la Pologne et la Turquie. « Mais ce qu'il se passe en Europe est intéressant et nouveau, remarque Jean-Marc Routier. Les gouvernements européens ont décidé de supporter leurs économies et cela a un effet très positif pour les pays périphériques à l'Europe core. » L'expert y pointe donc des opportunités sur certains pays comme la Grèce ou la Hongrie.

 

Côté Asie du Nord, le marché est très large et intègre de nombreuses sociétés, ce qui multiplie les opportunités notamment en Chine. Mais Jean-Marc Routier se méfie de la Corée du Sud et de Taïwan car « ils sont pris en otage dans la tension entre les Etats-Unis et la Chine ».

 

Autre point de vigilance, certains pays déjà fragilisés se sont vus encore plus pénalisés par la crise. « Il ne s'agit pas forcément des pays les plus endettés mais principalement des pays ayant une dette en dollars », prévient Roland Vigne d'IVO Capital, qui mentionne l'Argentine, l'Afrique du Sud et la Turquie. A l'inverse, des pays comme le Brésil, le Mexique, la Russie ou la Chine ont très peu de dettes externes en dollars. « Ils ont la possibilité au niveau crédit de faire des plans de relance importants en monnaie locale », explique-t-il, car une dévaluation de leur monnaie ne sera pas un problème long-terme.

 

 

Quels types de valeurs choisir ?

 

Dans les pays développés, l'opposition de style entre value et croissance est souvent mise en avant quand il s'agit d'investir. « Dans le monde émergent, quand les valorisations sont peu élevées, c'est que cela ne vaut pas grand-chose. La value est quelque chose de dangereux, souvent synonyme d'une mauvaise gouvernance », avertit Bruno Vanier, Président de Gemway Assets, société de gestion spécialiste des marchés émergents.

 

Celui-ci préfère ainsi opposer croissance pérenne (« avec des opportunités exceptionnelles sur les valeurs internet ») et valeurs cycliques (« la relance chinoise va favoriser certains secteurs industriels traditionnels ») et trouve de l'intérêt dans les deux cas. A ce titre, il loue une valeur comme Alibaba dont la valeur marchande brute peut selon lui doubler en quelques années et le cours de bourse « tripler au cours des 4 à 5 prochaines années ».

 

Côté obligataire, la différence entre la dette des Etats et la dette des entreprises peut être un angle intéressant. « Nous pouvons par exemple trouver en Argentine, alors que le pays est en défaut, des entreprises de grande qualité et avec des taux de rendement très importants », assure Roland Vigne d'Ivo Capital. Celui-ci mise donc sur des sociétés solides mais mal notées en raison de la note du pays dont elles sont issues.

 

 

Un bon timing d'investissement ?

 

L'idée est ancrée qu'une hausse du dollar est négative pour les émergents. Bruno Vanier de Gemway explique cette corrélation négative entre la variation du dollar et la performance des marchés émergents : « Si le dollar baisse, c'est souvent la marque d'une création monétaire importante. Cela augmente la liquidité excédentaire qui va s'investir sur des actifs à risque, notamment en dehors de la zone dollar comme les actifs émergents. »

 

Ce cadre de réflexion reste valable selon l'expert qui s'attend même à des baisses encore plus importantes du dollar au cours des prochains mois, ce qui serait positif pour la classe d'actif émergente.

 

Si ce schéma se vérifie à nouveau, ces marchés sont donc à considérer, d'autant plus qu'ils sont fortement sous-représentés dans les portefeuilles des épargnants français.

 

 

Cet article a été rédigé par la rédaction de H24 Finance pour Boursorama. Tous droits réservés.


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