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Quels sont aujourd'hui les pays émergents offrant les meilleures opportunités ?

Publié le

 

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Manraj Sekhon, CIO de Franklin Templeton Emerging Markets Equity, et Julie Moret, Global Head of ESG chez Franklin Templeton

 

 

H24 : La crise que nous traversons est-elle un accélérateur ou un frein pour l'investissement ESG dans les marchés émergents ?

 

Manraj Sekhon : La propagation de la COVID-19 ayant ralenti ces derniers mois, les décideurs politiques et les marchés commencent à négliger les besoins immédiats de la crise sanitaire pour se recentrer sur l’économie. Nous constatons un endiguement du coronavirus, tant sur les marchés développés que sur les marchés émergents, bien que les progrès soient inégaux, et les économies du monde entier commencent à se rouvrir. Le consensus table sur la mise à disposition d’un vaccin dans au moins 12 à 18 mois, alors les pays devront, dans l’intervalle, recommencer à fonctionner efficacement, que ce soit d’un point de vue sanitaire, social ou de gouvernance.

 

Les conséquences économiques à long terme — d’une portée considérable — des fermetures deviendront également plus claires et devront être gérées. Aucun pays ne dispose de modèle clair à suivre pour faire face à cette crise, mais il a été démontré que plusieurs facteurs permettent de la contenir avec succès. L’élaboration de politiques décisives, associée à une exécution efficace, a été cruciale, tout comme la cohésion sociale et la résilience économique. À l’horizon 2021 et au-delà, nous pensons que ces éléments aideront les pays à traverser la crise immédiate, tandis que les économies et les entreprises disposant d’avantages comparatifs durables résisteront à ce qui sera probablement une période prolongée de faibles performances économiques.

 

La crise a mis en évidence les atouts des marchés émergents, que ce soit en termes de systèmes sociaux, de gouvernance et de soins de santé, ou de réformes fiscales et d’entreprises qu’ils ont menées au cours des deux dernières décennies. Les solides bilans des marchés émergents se sont avérés être une source de résilience, et nous pensons que cela va continuer. Avant que l’ampleur de la crise ne devienne évidente, on s’attendait à ce que la Chine mette en œuvre l’un des plus importants plans de relance budgétaire et monétaire parmi les grandes économies du monde. Pourtant, ce sont les pays développés qui ont déployé des mesures de relance sans précédent — bien au-delà de ce que nous avons vu lors de la crise financière mondiale —, bien qu’il reste à déterminer comment ces mesures seront finalement remboursées.

 

La reprise des marchés émergents a été plus mesurée, en partie en raison des moindres moyens disponibles dans certains pays, tandis qu’une marge de manœuvre plus importante est préservée dans d’autres pays pour réaliser d’autres actions. Les mesures de soutien mises en place par les gouvernements ont été assez limitées sur les marchés d’Asie de l’Est qui ont habilement géré la pandémie, comme la Corée du Sud et Taïwan, tandis que la Chine dispose d’amples munitions pour des dépenses supplémentaires, qui bénéficieront aux infrastructures de l’ancienne et de la nouvelle économie. Les tendances structurelles qui stimulent les opportunités dans les marchés émergents se sont accélérées en raison de la crise. En effet, l’avenir est en marche. Cela renforce notre optimisme dans les économies et les entreprises qui profitent de cette évolution de la classe d’actifs.

 

 

H24 : Prenez-vous différemment en compte les critères ESG sur les marchés émergents par rapport aux autres marchés ?

 

Julie Moret : Il est primordial de prendre en considération les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance, soutenus par un engagement actif avec les entreprises sur les enjeux importants, pour investir en général, qu’il s’agisse de pays développés ou émergents. Cela peut en effet être une source de risques, lorsque les entreprises n’y portent pas suffisamment d’attention (par exemple, une amende pour pollution pèsera sur la progression du bénéfice net par action) et cela fait aussi naître de nouvelles opportunités d’investissement, dans les entreprises les plus engagées en la matière. L’approche ESG est néanmoins encore plus indispensable en ce qui concerne les pays émergents en raison de la structure même de ces marchés et de l’instabilité politique et économique qui les caractérise la plupart du temps.

 

Dans ces zones, nous considérons que la gouvernance est la composante la plus importante car il y a peu de chance qu’une entreprise s’engage en matière sociale et environnementale si elle n’a pas un management de qualité. Une gouvernance forte et respectueuse des standards est donc la base en matière d’ESG. Dans les pays émergents, la difficulté spécifique provient des normes de gouvernance d’entreprise généralement moins bonnes et de la concentration de la propriété, dans certaines entités.
La prédominance de sociétés contrôlées par des familles et par l’Etat dans ces économies implique en effet un risque accru pour les intérêts des actionnaires minoritaires. En l’absence de garanties adéquates, les actionnaires dominants peuvent plus facilement être tentés d’utiliser les ressources de l’entreprise au service de leurs propres intérêts.

 

Ceci étant dit, nous analysons les trois composantes de l’ESG. Les critères sur lesquels nous portons notre attention varient en fonction de la zone géographique et du secteur d’activité. Par exemple, le respect des conditions de travail est regardé à la loupe dans le secteur manufacturier.

 

 

H24 : Quels sont aujourd'hui les pays émergents offrant les meilleures opportunités ?

 

Manraj Sekhon : Nous nous sommes concentrés sur trois nouvelles réalités identifiées dans les marchés émergents.

 

La première est leur résilience institutionnelle accrue. Les entreprises de nombreux marchés émergents sont entrées dans la crise avec des bilans plus solides que ceux des pays développés — les niveaux de trésorerie nets autrefois considérés comme inefficaces se sont avérés prudents. Des pays tels que le Brésil, l’Inde, la Chine et la Corée du Sud ont bénéficié de réformes institutionnelles au cours des années passées, entrant dans cette crise avec des bases plus solides et une plus grande flexibilité budgétaire que par le passé et que leurs pairs occidentaux — ce qui est également de bon augure pour la reprise.

 

Deuxièmement, la nature des économies émergentes a changé. Au cours de la dernière décennie, nous avons assisté à une transformation des secteurs cycliques et de la dépendance à l’égard de la demande étrangère pour favoriser la consommation intérieure et les technologies. La contribution du commerce à l’économie chinoise a diminué de moitié par rapport à son niveau record, de sorte que la Chine n’est plus dépendante d’une reprise des économies occidentales.

 

La troisième réalité est centrée sur l’innovation et la notion de marchés émergents qui « devancent » le monde développé en termes d’infrastructures et de modèles d’entreprise. Nous avons vu ce phénomène se développer dans des domaines tels que les télécommunications mobiles, le haut débit, le commerce électronique et les paiements électroniques, et plus récemment dans de nouveaux domaines tels que l’éducation et les soins de santé, dans un contexte de confinement. Ces modèles d’entreprise sont particulièrement adaptés aux structures des marchés émergents et bénéficient d’un taux de données disponibles supérieur à un coût nettement inférieur dans des pays tels que la Chine et l’Inde.

 

La Corée du Sud incarne une grande partie de ces nouvelles réalités des marchés émergents. Son économie a subi une restructuration importante, et sa situation budgétaire et les bilans des entreprises sont plus sains qu’auparavant. Le pays est également très branché sur la « nouvelle économie », avec des entreprises d’envergure internationale dans le domaine du matériel (en particulier les semi-conducteurs et les batteries) et de l’internet. Dans un monde post-pandémie, le big data, le travail à distance, le cloud computing et divers autres domaines vont entraîner une demande accrue de semi-conducteurs.

 

L’industrie pharmaceutique indienne est un autre leader mondial. Si les soins de santé primaires en Inde sont mal classés, le secteur pharmaceutique possède néanmoins un fort capital intellectuel et présente une envergure considérable, de sorte que les entreprises indiennes constituent l’épine dorsale de la production mondiale de vaccins. Les grandes entreprises américaines et européennes qui développent les vaccins contre la COVID-19 reçoivent — et ont besoin — d’un soutien de la part d’entreprises indiennes pour produire les volumes requis dans le futur. Le fait que les médias s’intéressent actuellement à la gestion de la pandémie en Inde risque d’occulter les progrès réalisés dans d’autres domaines, comme cela est souvent le cas dans le monde émergent.

 

Les marchés émergents ont des atouts sous-jacents qui ne sont pas toujours bien connus, et c’est là que réside l’opportunité pour les investisseurs.


 

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