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Altaroc : Pourquoi les investisseurs privés doivent repenser leur allocation en Private Equity

Altaroc : Pourquoi les investisseurs privés doivent repenser leur allocation en Private Equity

⌚ Si vous n'avez que 24 secondes :

📌 Les particuliers sous-estiment encore aujourd’hui la puissance du Private Equity.

📌 Aujourd'hui, une allocation sérieuse au non coté devient accessible à un public bien plus large.

📌 Les grandes banques privées mondiales recommandent désormais à leurs clients fortunés une allocation moyenne de 20 % en Private Equity

📌 Pour autant, la transition ne peut être brutale. Il ne s’agit pas de déplacer mécaniquement 10 ou 20 % de son patrimoine dans les mois qui viennent. L’allocation idéale se construit dans le temps, avec méthode et conviction. 


L'analyse de Frédéric Stolar :

Une question revient toujours avec insistance dans les cercles de gestion privée : « Quelle part de mon patrimoine devrais-je allouer au Private Equity ? » Si cette interrogation émane souvent de clients privés, elle résonne également dans les comités d’investissement des grands fonds de pension ou des fondations universitaires. Car derrière cette question simple se cache un enjeu fondamental : celui de l’allocation stratégique des actifs, seule véritable boussole à long terme d’un patrimoine performant.


Il est frappant de constater à quel point les particuliers sous-estiment encore aujourd’hui la puissance de cette classe d’actifs. Pourtant, les investisseurs institutionnels les plus sophistiqués en ont fait un pilier central de leurs portefeuilles. Les données de PitchBook – référence mondiale dans le suivi du marché du Private Equity – sont sans ambiguïté : les endowments des grandes universités américaines affichent une allocation moyenne de 52 % au Private Equity. Le fonds de dotation de Harvard, à lui seul, pèse plus de 54 milliards de dollars.


Les fonds de pension investissent quant à eux en moyenne 21 % de leur patrimoine dans le non coté. Les fonds souverains, souvent instrumentalisés pour préparer l’après-rente pétrolière ou minière, y allouent près de 22 %. Même les compagnies d’assurance-vie, malgré des contraintes réglementaires lourdes, parviennent à atteindre 8 % d’exposition sur leurs fonds propres. Quant aux grandes familles fortunées, elles allouent en moyenne plus de 30 % de leur patrimoine au Private Equity aux États-Unis, contre environ 20 % en Europe – un écart avant tout culturel, que l’on voit progressivement se résorber.


Face à ces chiffres, l’exposition moyenne des clients privés en France – de l’ordre de 0,1 % semble anachronique. Comment expliquer une telle sous-exposition ? Longtemps, les barrières à l’entrée ont été trop élevées : les meilleurs fonds mondiaux exigeaient des tickets unitaires de plusieurs dizaines de millions d’euros. Cette situation réservait de facto le Private Equity aux institutionnels et aux UHNW (Ultra High Net Worth Individuals). Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Grâce à la démocratisation opérée par certains acteurs comme Altaroc, une allocation sérieuse au non coté devient accessible à un public bien plus large.


Mais soyons clairs : le Private Equity n’est pas une classe d’actifs comme les autres. Il s’adresse à ceux qui peuvent se projeter sur un horizon de 7 à 10 ans. Dès lors, toute décision d’investissement doit être précédée d’un diagnostic patrimonial précis : combien de mon patrimoine suis-je prêt à immobiliser durablement ? Quelle est ma tolérance à l’illiquidité ? Suis-je prêt à arbitrer d’autres actifs moins performants pour faire de la place au non coté ?


Le parallèle souvent fait avec l’immobilier mérite aussi réflexion. Certes, les investisseurs privés ont longtemps mobilisé leur épargne longue dans la pierre. Mais contrairement à une idée reçue, l’immobilier n’est pas nécessairement plus liquide que le Private Equity. Il est coûteux à gérer, chronophage et exigeant en entretien. Le non coté, s’il est bien sélectionné, offre une exposition à des moteurs de croissance puissants, avec une gestion professionnelle et une performance historique supérieure.

Il n’est donc pas étonnant que les grandes banques privées mondiales recommandent désormais à leurs clients fortunés une allocation moyenne de 20 % en Private Equity. Cette proportion, comparable à celle des institutionnels, marque une rupture avec la traditionnelle règle des 60/40 (60 % actions, 40 % obligations) qui dominait jusqu’ici. Les temps changent, les incertitudes géopolitiques montent, le nombre de société cotées ne fait que diminuer et la volatilité s’installe. Le Private Equity s’impose comme un pilier stratégique des patrimoines modernes.


Pour autant, la transition ne peut être brutale. Il ne s’agit pas de déplacer mécaniquement 10 ou 20 % de son patrimoine dans les mois qui viennent. L’allocation idéale se construit dans le temps, avec méthode et conviction. Ce qui suppose une montée en compétence, tant des clients que de leurs conseillers. Trop souvent, les premières lignes investies relèvent du « test » : un placement modeste, pour voir. Résultat : un portefeuille global encore très sous-pondéré en private equity, loin de toute efficience.


La véritable question, aujourd’hui, n’est plus « faut-il investir ? » mais « comment investir intelligemment et progressivement en Private Equity ? » Ce sera sans doute l’un des grands débats patrimoniaux des années à venir. Et il mérite d’être posé avec sérieux.


À long terme, les chiffres sont implacables : selon France Invest, les marchés cotés ont délivré un rendement moyen de 7 % par an, contre 13,5 % pour le Private Equity, net de frais. Sur 20 ans, cela fait une multiplication du capital par 3,5 d’un côté… et par 12 de l’autre. Le coût de l’attentisme, en matière d’allocation, est bien plus élevé qu’on ne l’imagine.

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