CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
8414.81 +1.22% +3.26%
DIVERSIFIÉS / FLEXIBLES Perf. YTD
SRI
ACTIONS Perf. YTD
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CPR Invest Global Gold Mines 18.42%
CM-AM Global Gold 17.78%
Templeton Emerging Markets Fund 13.22%
IAM Space 12.09%
Pictet - Clean Energy Transition 11.84%
Aperture European Innovation 10.15%
Longchamp Dalton Japan Long Only 9.98%
SKAGEN Kon-Tiki 9.63%
GemEquity 9.12%
FTGF ClearBridge Infrastructure Value Fund 9.09%
Thematics Water 8.34%
Piquemal Houghton Global Equities Grand Prix de la Finance 8.23%
BNP Paribas Aqua 7.77%
M&G (Lux) European Strategic Value Fund 7.17%
M&G (Lux) Global Dividend Fund 5.94%
Athymis Industrie 4.0 5.86%
EdR SICAV Global Resilience 5.40%
HMG Globetrotter 5.29%
H2O Multiequities 5.12%
Mandarine Global Transition 4.92%
AXA Aedificandi 4.67%
BNP Paribas US Small Cap 4.29%
Sienna Actions Bas Carbone 4.11%
Sycomore Sustainable Tech 4.08%
Groupama Global Active Equity 3.86%
JPMorgan Funds - Global Dividend 3.80%
Candriam Equities L Robotics & Innovative Technology 3.35%
Groupama Global Disruption 3.32%
DNCA Invest Sustain Semperosa 3.20%
R-co Thematic Real Estate Grand Prix de la Finance 3.13%
EdR Fund Healthcare 2.38%
GIS Sycomore Ageing Population 2.03%
Sienna Actions Internationales 1.99%
Claresco USA 1.79%
Candriam Equities L Oncology 1.43%
Palatine Amérique 1.27%
FTGF Putnam US Research Fund 0.87%
JPMorgan Funds - America Equity 0.14%
Echiquier World Equity Growth -0.05%
Fidelity Global Technology -0.17%
Athymis Millennial -0.50%
EdR Fund Big Data Grand Prix de la Finance -0.83%
Mirova Global Sustainable Equity -1.18%
Carmignac Investissement -1.21%
Auris Gravity US Equity Fund -1.25%
Ofi Invest Grandes Marques -1.34%
Echiquier Global Tech -1.72%
Franklin Technology Fund -1.78%
Thematics AI and Robotics -2.14%
Thematics Meta -2.28%
BNP Paribas Funds Disruptive Technology -2.60%
Pictet-Robotics -3.46%
Comgest Monde Grand Prix de la Finance -3.55%
ODDO BHF Artificial Intelligence -4.31%
Square Megatrends Champions -4.50%
Echiquier Artificial Intelligence Grand Prix de la Finance -6.22%
Loomis Sayles U.S. Growth Equity -6.50%
R-co Thematic Blockchain Global Equity Grand Prix de la Finance -7.59%
Pictet - Digital -10.32%
PERFORMANCE ABSOLUE Perf. YTD
SRI

Carmignac : Télescopage

 

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Didier Saint-Georges

 

 

Après avoir pris la main pendant des années sur les destinées économiques du monde développé, et plus encore sur les marchés financiers, les Banques centrales sont visiblement arrivées plus ou moins au bout de l’exercice. C’est tout particulièrement le cas de la Banque centrale américaine, qui au lieu de continuer de fournir des liquidités au système a commencé désormais à en soustraire. En fragilisant tout l’édifice des marchés, construit sur dix années de liquidités surabondantes, cette inversion de tendance est d’une importance majeure pour les investisseurs. Mais ce reflux du soutien monétaire fait aussi émerger deux autres forces, jusqu’à récemment mises sous le boisseau écrasant des politiques monétaires exceptionnelles : le cycle économique et les politiques gouvernementales.

 

Côté cycle, les marchés se sont pour l’instant rassurés en se félicitant depuis deux ans d’une embellie économique générale, prolongée aux États-Unis par la politique budgétaire expansionniste du président Trump. Ce cycle commence à montrer ses premiers signes d’essoufflement (voir la Carmignac’s Note de juin 2018 « Compte à rebours »). Côté politique, l’économie libérale et mondialisée des dernières années, qui a attisé le renchérissement des actifs financiers mais guère profité aux revenus salariés, a provoqué l’émergence d’une forme de rébellion, aux États-Unis, en Amérique latine comme en Europe, souhaitant contester l’ordre économique établi. Nous évoquions l’an passé l’enjeu de moyen terme que cette nouvelle phase politique, aussi respectable fût-elle, représentait pour les investisseurs (Carmignac’s Note d’avril 2017 « Les investisseurs de long terme devraient se défier du populisme »).

 

 

C’est cette collision entre cycles monétaire, économique et politique qui constitue le principal risque pour les marchés aujourd’hui, au-delà de leur focalisation à court terme sur sa seule composante politique.

 

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source : Carmignac

 

La guerre commerciale aura-t-elle lieu ?

 

L’assaut mené par les États-Unis contre la forteresse commerciale chinoise, conjugué au tarissement de la source mondiale de dollars, compte déjà ses premières victimes. La Bourse chinoise a perdu 15% de sa valeur depuis le début de l’année et, par contagion, les actifs financiers du monde émergent, notamment leurs devises, se sont affaissés. Les économies les plus dépendantes d’un financement externe en dollars ont naturellement le plus souffert, au premier rang desquelles l’Argentine, dont les progrès réguliers mais encore fragiles du programme de réformes ont été balayés par une violente bourrasque de défiance des investisseurs.

 

Il existe aujourd’hui dans l’Administration américaine des voix influentes, porteuses d’un courant idéologique, qui présentent sans ambages la Chine comme l’ennemi stratégique, dont il faut casser la dynamique. Si l’ambition des États-Unis est en effet, sous le couvert d’une empoignade sur les droits de douane, d’empêcher la Chine de mettre en œuvre son plan stratégique « Made in China 2025 », alors la confrontation sera longue et destructrice. Le président chinois Xi Jinping n’est certainement pas disposé à renoncer à son ambition de poursuivre l’ascension de la Chine sur la chaîne de valeur industrielle globale. L’offensive annoncée contre les importations d’automobiles allemandes procède du même enjeu, l’Union européenne étant rassemblée face à la posture américaine. Mais est-il certain qu’il faille voir en Donald Trump une sorte de héros homérien, porté par le destin dans une guerre inexorable, qui ne trouvera son issue que dans l’anéantissement de l’un des protagonistes ?

 

Il est parfaitement plausible que, au contraire, l’aspiration américaine soit pragmatique, politique, et de beaucoup plus court terme. Les élections de mi-mandat du Congrès des États-Unis qui auront lieu le 6 novembre prochain sont naturellement un objectif de première importance pour Donald Trump, dont le Parti républicain n’est pas donné gagnant dans les sondages à ce jour. Parvenir avant ce scrutin décisif à s’enorgueillir d’accords avec la Chine, et si possible aussi avec l’Union européenne, qui ne manqueraient pas d’être présentés comme des victoires héroïques, serait du meilleur effet auprès de l’opinion américaine. Une stratégie d’investissement ne doit par conséquent pas exclure l’opportunité d’une issue rationnelle le moment venu.

 

À ce sujet, le dollar, qui profite aujourd’hui d’une économie américaine encore vivace, d’une aversion générale au risque et d’une Banque centrale toujours déterminée, pourrait dans le même temps perdre de sa superbe, le ralentissement du cycle aidant, et l’éloignement du scénario du pire pourrait faire apparaître des niveaux d’entrée alors convaincants au sein des actifs émergents de qualité.

 

À court terme, le souci de préservation du capital dans tous les scénarios incite ainsi à la plus grande prudence, mais avec toute la flexibilité et la réactivité nécessaires, le pire n’étant jamais sûr.

 

 

La zone euro est-elle condamnée ?


La contestation au sein de la zone euro de ce qui est perçu comme une construction tour à tour inefficace, rigide, bureaucratique, injuste, voire antidémocratique, est croissante. Mais ce sont bien ses insuffisances qui sont l’objet d’un désaveu croissant, et non son existence. Les mouvements de panique qui accompagnent occasionnellement les velléités exprimées ici ou là de sortie de la zone euro manquent l’essentiel : l’opinion publique a partout bien compris que le coût d’un retour à sa monnaie d’origine par un quelconque pays serait prohibitif. À tort ou à raison, l’euro est à ce jour irréversible, comme le rappelait encore récemment Mario Draghi.

 

En revanche, le fonctionnement de l’ensemble de l’Union européenne présente un besoin urgent de réformes, sous peine de secousses récurrentes qui finiraient bel et bien par venir à bout de l’édifice. Le président français Emmanuel Macron l’a bien compris, la chancelière Angela Merkel aussi. Elle pourrait donc user de son dernier mandat à la tête de l’Allemagne pour favoriser ce mouvement. Sur le plan économique, une initiative de cette dernière pourrait par exemple consister à réunir sa coalition autour d’un projet de réforme fiscale, qui exploiterait une partie des très larges marges de manœuvre dont dispose l’économie allemande.

 

Ce geste de leadership politique serait une réponse crédible au risque de ralentissement économique déjà perceptible, et positionnerait davantage le pays en locomotive de la croissance européenne plutôt que continuer d’assumer principalement le rôle de surveillant sourcilleux du respect des contraintes d’équilibre de Maastricht. La CSU, partenaire conservateur de la CDU, une fois rassurée sur ses préoccupations migratoires pourrait sans nul doute apporter son soutien à un programme de réduction de la pression fiscale. C’est probablement l’une des erreurs les plus récurrentes des observateurs anglo-saxons d’avoir à l’occasion de chaque crise européenne sous-estimé la volonté politique qui est capable de se rassembler autour de la survie de la zone euro. Le véritable risque à court terme demeure selon nous celui du cycle économique (voir la Carmignac’s Note de juin 2018 « Compte à rebours »), du fait de stabilisateurs monétaires épuisés, et de stabilisateurs budgétaires très insuffisants faute de réformes.

 

Les menaces de protectionnisme sont naturellement anxiogènes pour la plupart des acteurs économiques. Mais ce constat vaut aussi pour les États-Unis où le monde des affaires commence à signaler à l’Administration américaine les risques d’une telle politique. Paradoxalement, le fait que son impact direct et immédiat sur la croissance économique américaine soit très faible renforce le risque du maintien d’une posture politique très rigide dans l’immédiat. L’actualité pour les marchés est ainsi devenue aujourd’hui principalement politique, ce qui réduit la visibilité et incite à la prudence. Mais des forces de rappel, autrement dit de bon sens, devraient continuer de se multiplier pour aboutir à des compromis bénins.

 

 

Rappelons que le véritable risque pour les marchés est plus complexe, donc moins bien appréhendé à court terme : il réside dans la possibilité d’un télescopage entre ces politiques économiques déstabilisatrices, un cycle économique devenu vulnérable, et des Banques centrales à court de munitions.

 

 

Achevé de rédigé le 04/07/2018.

 

 

 

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ACTIONS PEA Perf. YTD
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Ginjer Detox European Equity 8.65%
BDL Convictions Grand Prix de la Finance 8.65%
Chahine Funds - Equity Continental Europe 7.17%
Mandarine Premium Europe 6.71%
CPR Invest - European Strategic Autonomy 6.15%
Groupama Opportunities Europe 6.01%
Indépendance Europe Mid 5.97%
Pluvalca Initiatives PME 5.48%
Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe 5.26%
Sycomore Europe Happy @ Work 4.98%
INOCAP France Smallcaps 4.79%
Tikehau European Sovereignty 4.78%
Sycomore Sélection Responsable 4.66%
JPMorgan Euroland Dynamic 4.57%
IDE Dynamic Euro 4.39%
Tocqueville Euro Equity ISR 4.38%
Mandarine Unique 4.26%
R-co 4Change Net Zero Equity Euro 4.19%
DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe Grand Prix de la Finance 3.92%
Fidelity Europe 3.91%
VALBOA Engagement 3.89%
Moneta Multi Caps Grand Prix de la Finance 3.78%
Indépendance France Small & Mid Grand Prix de la Finance 3.69%
Alken European Opportunities 3.60%
Mandarine Europe Microcap 3.57%
Europe Income Family 3.54%
Tailor Actions Entrepreneurs 3.33%
Tocqueville Value Euro ISR 3.05%
VEGA Europe Convictions ISR 2.91%
Tocqueville Croissance Euro ISR 2.88%
Gay-Lussac Microcaps Europe 2.73%
Lazard Small Caps Euro 2.68%
HMG Découvertes 2.49%
Echiquier Major SRI Growth Europe Grand Prix de la Finance 2.21%
ODDO BHF Active Small Cap 2.17%
Maxima 2.11%
LFR Inclusion Responsable ISR 2.11%
Amplegest Pricing Power Grand Prix de la Finance 1.98%
Uzès WWW Perf 1.70%
VEGA France Opportunités ISR 1.47%
Axiom European Banks Equity 1.46%
Dorval Drivers Europe 0.09%
Tailor Actions Avenir ISR 0.09%
DNCA Invest SRI Norden Europe -0.60%
EdR SICAV Tricolore Convictions Grand Prix de la Finance -0.93%
Groupama Avenir PME Europe Grand Prix de la Finance -1.05%
OBLIGATIONS Perf. YTD
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H2O Multibonds Grand Prix de la Finance 6.54%
Templeton Global Total Return Fund 3.77%
Jupiter Dynamic Bond 2.12%
Lazard Credit Opportunities 1.60%
LO Funds - Short-Term Money Market CHF 1.54%
CPR Absolute Return Bond 1.53%
IVO EM Corporate Debt Short Duration SRI 1.38%
Axiom Obligataire Grand Prix de la Finance 1.15%
R-co Conviction Credit Euro Grand Prix de la Finance 1.15%
Omnibond 1.09%
EdR SICAV Financial Bonds 1.08%
Carmignac Portfolio Credit 1.08%
M&G (Lux) Emerging Markets Bond Fund 1.04%
Lazard Credit Fi SRI 1.00%
Axiom Emerging Markets Corporate Bonds 0.97%
IVO EM Corporate Debt UCITS Grand Prix de la Finance 0.95%
Lazard Euro Short Duration Income Opportunities SRI 0.95%
EdR Fund Bond Allocation 0.95%
Hugau Obli 3-5 0.87%
Ostrum Euro High Income Fund 0.87%
IVO Global High Yield 0.82%
Mandarine Credit Opportunities 0.80%
DNCA Invest Credit Conviction 0.77%
Tailor Crédit Rendement Cible 0.77%
M International Convertible 2028 0.76%
LO Fallen Angels 0.73%
Ofi Invest Alpha Yield 0.71%
Hugau Obli 1-3 0.68%
Franklin Euro Short Duration Bond Fund 0.63%
Auris Euro Rendement 0.63%
BNY Mellon Global Short-Dated High Yield Bond Fund (EUR) 0.62%
Ostrum SRI Crossover 0.62%
Tikehau European High Yield 0.62%
Tikehau 2031 0.58%
EdR SICAV Millesima 2030 0.56%
Sycoyield 2030 0.52%
Axiom Short Duration Bond 0.49%
Income Euro Sélection 0.48%
EdR SICAV Short Duration Credit 0.43%
SLF (F) Opportunité High Yield 2028 0.38%
Eiffel High Yield Low Carbon 0.36%
La Française Credit Innovation 0.32%
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