| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 8313.02 | -0.04% | +2.01% |
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| Pictet TR - Atlas Titan | 4.23% |
| Pictet TR - Sirius | 3.08% |
| ELEVA Absolute Return Dynamic | 2.32% |
| H2O Adagio | 2.21% |
| Pictet TR - Atlas | 2.11% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 1.52% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | 1.28% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | 1.26% |
Syquant Capital - Helium Selection
|
1.16% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | 1.13% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | 1.09% |
| Schelcher Optimal Income | 1.03% |
BDL Durandal
|
0.89% |
DNCA Invest Alpha Bonds
|
0.84% |
| MacroSphere Global Fund | 0.71% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.55% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | 0.55% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.41% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | 0.37% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | -0.55% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | -0.79% |
| RAM European Market Neutral Equities | -1.58% |
Exane Pleiade
|
-1.94% |
Mode croissance/mode survie
A écouter leur communication financière, les entreprises sont toutes engagées sur une trajectoire de croissance à long terme. Mais cette relative homogénéité dans les discours est un leurre. Car derrière ces mêmes promesses se cachent des réalités fondamentales et donc, des perspectives boursières, radicalement opposées.
Explications.
L’environnement économique n’a jamais été aussi tendu, pour les entreprises.
Entre la dérégulation, l’hyperconcurrence, l’essor des modèles low cost, la généralisation de la gratuité via l’internet ou encore la disparition des barrières douanières, les entreprises subissent des pressions déflationnistes croissantes, qui affectent en retour leur capacité bénéficiaire. Parallèlement, l’environnement récessif actuel obère la capacité de ces mêmes entreprises à générer de la croissance. Fortement déstabilisante pour l’ensemble de l’économie, la conjonction de ces facteurs structurels et conjoncturels défavorables n’affecte toutefois pas toutes les entreprises de la même façon. Elle exige dès lors des investisseurs une segmentation accrue entre les entreprises capables d’encaisser ces chocs et celles qui se battent pour garder la tête hors de l’eau.
Communication financière contre communication de crise
Les différences sont loin d’être anodines. Grâce à un positionnement pertinent et à des choix stratégiques efficaces, les premières parviennent à conserver une croissance protégée et à s’affranchir du contexte économique. D’où une communication financière digne de ce nom, dont chaque composante permet de faire tourner les modèles des analystes et des investisseurs. Ce type d’entreprise existe dans des secteurs variés. Y cohabitent des valeurs aussi diverses que LVMH, Zodiac Aerospace, ou encore Essilor International. A l’inverse, les secondes se bornent à une communication de crise et d’autojustification a posteriori. Un exemple : les banques. Loin de dessiner les contours de la banque de demain, leur discours actuel cherche à rassurer les investisseurs sur l'adéquation de leur structure financière aux contraintes prudentielles, sur leur accès à la liquidité, sur leur exposition aux dettes souveraines les plus vulnérables, sur la solidité de leurs fonds propres, voire, plus récemment, sur leur implication dans un des plus grands scandales financiers de l’Histoire. Aucune proposition actionnariale, donc, et encore moins d’éléments susceptibles d’éveiller un quelconque intérêt de la part des investisseurs à long terme.
Les différences ne s’arrêtent pas là. Les premières entreprises parviennent à projeter leurs ambitions au-delà de plusieurs années, alors que l’horizon des secondes ne dépasse pas quelques mois. Les premières adoptent un discours offensif décomplexé, quand les secondes restent défensives. Les premières parlent de valeur dans la durée, quand les secondes cherchent (en vain) à ne pas en perdre, voire à ne pas disparaître.
Il est bien là, le rôle des gérants et des investisseurs. Loin de s’exposer indistinctement à toutes les valeurs d’une cote dont les promesses n’ont jamais été aussi hétérogènes et dispersées, ce rôle consiste à lire entre les lignes des discours actionnariaux et à distinguer les valeurs en mode croissance, qui peuvent créer de la valeur dans le temps, et les valeurs en mode survie, qui ont définitivement perdu leurs galons de valeurs de fonds de portefeuille. Si elles peuvent s’avérer pertinentes dans une logique de retournement, ces derniers ne sont en effet aucunement en mesure de promettre une valorisation du capital à moyen ou long terme. Salutaire, cette discrimination est le seul moyen de redonner du sens à l’investissement en actions et à redonner aux investisseurs de l’appétit pour le risque.
Source : Gérard Moulin, gérant du fonds Delubac Exceptions Pricing Power
Publié le 16 février 2026
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