| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 8258.94 | -0.65% | +1.34% |
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| Pictet TR - Atlas Titan | 3.14% |
| ELEVA Absolute Return Dynamic | 2.96% |
| Pictet TR - Atlas | 1.57% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | 1.53% |
| M&G (Lux) Episode Macro Fund | 1.43% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 1.25% |
| H2O Adagio | 1.02% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | 0.95% |
Syquant Capital - Helium Selection
|
0.59% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | 0.56% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | 0.55% |
Exane Pleiade
|
0.50% |
DNCA Invest Alpha Bonds
|
0.48% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.25% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.16% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | 0.15% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | 0.10% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | -0.15% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | -0.47% |
| RAM European Market Neutral Equities | -1.81% |
Emmanuel Painchault : Les matières premières dans l’ère des actifs stratégiques
Si les matières premières ont toujours été au cœur des rapports de puissance, leur analyse, au cours des dernières décennies, s’est largement cantonnée à une lecture économique : une question de coûts, de volumes, de cycles et de logistique.
Cette grille de lecture, longtemps dominante, ne suffit plus. Le monde qui se dessine fait des ressources naturelles non plus un simple intrant de la croissance, mais un levier de puissance, un instrument de coercition et parfois un facteur de fragmentation géopolitique. Matières premières et géopolitique ne se croisent plus : elles se confondent.
Cette tension n’est pas nouvelle, mais elle a changé de nature. Avant le XXᵉ siècle, l’économie énergétique reposait sur le charbon, extrait et consommé localement en Europe et en Amérique du Nord. L’irruption du pétrole, découvert massivement au Moyen-Orient, a bouleversé l’équation. Pour la première fois, l’énergie indispensable aux économies industrielles dépendait de régions politiquement et géographiquement éloignées. La mondialisation énergétique était née.
La géographie des ressources en est la racine. Les grands bassins de production de pétrole, de gaz, de cuivre, de cobalt, de lithium ou de terres rares se situent majoritairement dans les pays émergents – environ 75 % [Ordres de grandeur fondés sur une agrégation des principales matières premières hors agriculture (énergie et métaux), à partir des données IEA, USGS, Banque mondiale et BP. La Chine introduit un biais entre consommation industrielle et demande finale.] – tandis que la demande finale et la valeur économique associée se concentrent pour l’essentiel entre les États-Unis, l’Europe, le Japon et la Chine. Cette dissociation constitue le socle des tensions contemporaines.
Elle a toujours généré une relation asymétrique : accès aux ressources contre investissements, infrastructures, fiscalité et royalties. Dans certains cas, ces flux ont profondément transformé des économies entières, comme en Mongolie, en République démocratique du Congo avec le cuivre ou plus récemment au Guyana avec le pétrole. Mais ils ont aussi souvent nourri un sentiment de spoliation, lorsque la rente profite aux élites plutôt qu’aux populations. Pour les pays producteurs, cette politisation des ressources est dès lors perçue non comme une menace, mais comme une tentative de reconquête de souveraineté économique et politique.
La première phase de la mondialisation des matières premières fut celle de l’extraction sans contrepartie réelle. Les grandes compagnies internationales ont développé des champs pétroliers et miniers en priorisant l’accès aux ressources, avec peu de considération pour les besoins locaux ou l’environnement.
Une deuxième phase s’est ouverte au début des années 2000 avec l’industrialisation-industrialisation accélérée de la Chine, qui a déployé une stratégie globale d’accès aux ressources, en Afrique comme ailleurs, via des investissements massifs et des projets d’infrastructures clés en main, souvent au détriment du développement local.
La troisième phase a vu émerger le “local content” et les exigences ESG, améliorant certaines pratiques mais renchérissant fortement les coûts et la complexité des projets.
Nous sommes entrés aujourd’hui dans une quatrième phase, éminemment géopolitique. Les ressources faciles d’accès se raréfient, les teneurs baissent, les projets deviennent plus profonds, plus coûteux et plus risqués. Dans le même temps, de nouvelles sources de demande apparaissent, sous l’effet de la transition énergétique, de l’électrification, des véhicules électriques et des data centers liés à l’intelligence artificielle. Or, l’incitation à investir ne suit pas, freinée par des contraintes réglementaires, financières et politiques.
Dans ce contexte, les matières premières deviennent des armes stratégiques. La Chine utilise sa domination sur le raffinage des terres rares comme levier de négociation face aux États-Unis. L’Europe a accepté un choc économique en se détachant du gaz russe, au prix d’une énergie plus chère et d’une perte de compétitivité industrielle notamment en Allemagne. Les États-Unis, sous l’impulsion de Donald Trump, réactivent une logique de sphère d’influence, dans une lecture contemporaine de la doctrine Monroe, qu’il s’agisse du pétrole sur le continent américain, des voies maritimes du Groenland ou de l’accès aux ressources ukrainiennes.
Ce basculement n’est pas conjoncturel. Dans le monde qui s’installe, l’accès sécurisé aux matières premières conditionnera la souveraineté économique, la capacité industrielle et la puissance technologique.
La mondialisation heureuse des flux de ressources appartient au passé. À sa place émerge un capitalisme de blocs, où la géologie, la diplomatie et la sécurité nationale s’entremêlent.
Dans ce nouveau régime, les matières premières ne reviennent pas comme une classe d’actifs cyclique, portée par un choc de demande comparable à celui des années 2000, mais comme des actifs stratégiques, dont la valeur dépend moins de l’équilibre du marché que de leur caractère critique et des rapports de puissance.
| Fonds | Perf YTD | Perf 1 an |
| AXA Or et Matières Premières | +8,59% | +79,88% |
| CM-AM Global Gold | +6,71% | +117,37% |
| CPR Invest Global Gold Mines | +10,67% | +133,2% |
| DNCA Invest Strategic Resources | +10,23% | +53,99% |
| EdR Goldsphere | +11,42% | +136,73% |
| Franklin Gold & Precious Metal | +9,08% | +159,15% |
| Jupiter Gold & Silver | +8,53% | +152,98% |
| Ofi Invest Precious Metals | +13,09% | +104.00% |
| R-co Gold Mining | +10,11% | +128,99% |
| Tocqueville Materials For The Future | +9,99 % | +75,24 % |
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| Regnan Sustainable Water & Waste | 5.61% |
| Triodos Global Equities Impact | 5.34% |
| Dorval European Climate Initiative | 4.17% |
| Ecofi Smart Transition | 3.80% |
| Palatine Europe Sustainable Employment | 3.15% |
| DNCA Invest Beyond Semperosa | 3.06% |
| BDL Transitions Megatrends | 3.02% |
| EdR SICAV Euro Sustainable Equity | 2.98% |
| Triodos Impact Mixed | 2.77% |
| R-co 4Change Net Zero Equity Euro | 2.71% |
| Storebrand Global Solutions | 2.66% |
| Echiquier Positive Impact Europe | 2.36% |
| Triodos Future Generations | 1.41% |
| La Française Credit Innovation | 0.28% |