| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 8143.05 | -0.07% | -0.08% |
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| ELEVA Absolute Return Dynamic | 2.92% |
| Pictet TR - Atlas Titan | 2.68% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | 1.69% |
| Pictet TR - Atlas | 1.32% |
| H2O Adagio | 1.22% |
| M&G (Lux) Episode Macro Fund | 1.20% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 1.06% |
Exane Pleiade
|
0.98% |
Syquant Capital - Helium Selection
|
0.90% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | 0.79% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | 0.74% |
| Pictet TR - Sirius | 0.65% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | 0.53% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.38% |
DNCA Invest Alpha Bonds
|
0.27% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | 0.25% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.20% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | 0.00% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | -0.05% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | -0.44% |
| RAM European Market Neutral Equities | -1.74% |
« Ça fait longtemps que je n’ai pas été aussi positif sur l’économie et sur les marchés ! », affirme cet économiste...

« Christophe Morel, Chef Economiste chez Groupama AM, a préparé une intervention sur le positionnement post-Covid, avec une vision constructive voire optimiste » prévenait le Directeur Commercial Arnaud Ganet, en guise d’introduction à la conférence qu’il avait organisée.
Etat d’esprit de Groupama AM
La société a démarré avec une vision plus pessimiste que le consensus sur les conséquences de la crise sanitaire, avec des chiffres de récession qu'ils avaient anticipés « finalement en ligne peu ou prou avec les chiffres réels ». La reprise en U était aussi le scenario central à ce moment-là.
« Ça fait longtemps que je n’ai pas été aussi positif sur l’économie et sur les marchés également », déclare cependant Christophe Morel.
L’économie mondiale rencontre selon Groupama AM une double situation exceptionnelle :
- Le moment Schumpetérien, qui résonne avec « la destruction créatrice » qu’a conçu Joseph Schumpeter. Nos économies s’en sortiront donc par le haut, en traversant une phase un peu chaotique.
- Le moment Hamiltonien : Alexandre Hamilton (né en 1757 à Charleston) était un homme politique et financier américain qui officia notamment comme premier Secrétaire d’Etat au Trésor outre-Atlantique. Il était un ardent défenseur du fédéralisme, qui militait pour le soutien aux industries naissantes, les restrictions à l'importation, et la mise en commun de la fiscalité. L’histoire ne se répète pas mais elle rime…
Chocs violents auto infligés
- La richesse nationale a reculé de 7 à 25% selon les pays,
- Les déficits budgétaires atteindront entre 10 et 20% et les ratios d’endettement public grimperont de 20 à 40%,
- La France verra son endettement passer de 100% à 125%.
La reprise en U se fera avec :
- Hystérèse : les incertitudes resteront durablement élevées, les comportements prudents, et de nombreuses défaillances émailleront la vie économique.
- Des croissances 2021 dans les pays développés assez faibles en dépit de la profonde récession enregistrée cette année.
Les indicateurs conjoncturels reflètent un début d’amélioration :
- Les indicateurs réels américains, très fréquemment mis à jour, sont en hausse. Les indicateurs avancés sont nettement en reprise.
- L’Europe suit un chemin comparable.
Une opportunité historique face aux défis de long terme
- Avant la crise, il y avait de multiples défis sans début de solution : zombification de l’économie, nécessité d’investissements massifs vers l’environnement, le numérique, et l’impasse dans la construction européenne.
- La crise du Covid est un cygne noir qui affecte tous les pays en même temps : c’est fondamental ! La synchronicité des réactions publiques et monétaires est le point cardinal du rebond des économies.
Les premières solutions qui pointent confirment le moment Schumpetérien :
- Coopération internationale de facto : tous les pays appliquent en même temps les mêmes mesures de politique économique. Voulue ou pas, cette coopération amène dans les faits tous les Etats de la planète à trouver des solutions, et ce faisant, à créer les fondements de la création de valeur à long terme.
- Des Putts renforcés sur les actifs financiers.
Hausse de la productivité des facteurs
Pour les économistes, la productivité totale des facteurs est la part de la croissance économique qui n'est pas expliquée par l'augmentation du volume du capital et du volume du travail ; elle mesure l'efficacité du dispositif productif.
C’est dans les années 30 que la productivité totale des facteurs fut la plus forte. Christophe Morel estime que les conditions sont aujourd’hui réunies, grâce aux soutiens publics, pour assurer un grand bond dans la productivité.
Deux soutiens très puissants à la manœuvre :
- L’offre de monnaie créée par les politiques monétaires, et
- Les politiques fiscales qui soutiennent la demande.
L’effet multiplicateur se trouve amplifié par la coordination de facto des politiques publiques dans le monde.
Ainsi, la crise catalyse la réorientation de l’outil productif vers l’économie du futur : décarbonisation, énergies nouvelles, transition écologique.
Moment Hamiltonien : le fédéralisme en marche
Un peu d’histoire : Alexandre Hamilton décida en 1790, alors qu’il était Secrétaire d’Etat au Trésor américain, que le gouvernement fédéral reprît les dettes des Etats de la fédération dont les finances publiques étaient encore grevées par la guerre d'indépendance.
Plus de 200 ans plus tard, les mesures de soutien décidées en Europe se montent à 1 850 milliards € et assurent une solidarité budgétaire bien concrète :
- Italie, Estonie, Hongrie, Espagne, Pologne sont des bénéficiaires nets de ces soutiens financiers,
- France, Allemagne, Belgique, Finlande, Pays-Bas sont contributeurs nets.
Le compte n’y est pas encore partout : les retards d’investissement structurels suggèrent ainsi d’aller plus loin dans le numérique, la défense et l’aérospatial.
Ces projections, pour rassurantes qu’elles sont pour l’avenir européen, ne peuvent pas occulter les risques importants et les alea :
- La fracture sociale et les inégalités se creusent encore plus
- La tentative populiste reste omniprésente en Europe, bien qu’à des degrés divers.
Conclusion
- Le scenario en U se généralise,
- La crise sanitaire constitue une opportunité historique de solutionner les défis d’avant,
- Plusieurs feux conjoncturels et structurels sont au vert,
- En matière d’investissement, toute baisse sur les actifs risqués constitue une opportunité d’achat dans une tendance qui est haussière.
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