CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
8143.05 -0.07% -0.08%
DIVERSIFIÉS / FLEXIBLES Perf. YTD
SRI
ACTIONS Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
CM-AM Global Gold 19.46%
IAM Space 17.53%
R-co Thematic Blockchain Global Equity Grand Prix de la Finance 9.89%
Templeton Emerging Markets Fund 9.46%
Aperture European Innovation 7.61%
Piquemal Houghton Global Equities 6.96%
GemEquity 6.78%
SKAGEN Kon-Tiki 6.72%
EdR SICAV Global Resilience 6.53%
Pictet - Clean Energy Transition 6.07%
BNP Paribas US Small Cap 5.98%
BNP Paribas Aqua Grand Prix de la Finance 5.81%
EdR Fund Healthcare 5.57%
Athymis Industrie 4.0 5.40%
Longchamp Dalton Japan Long Only 5.19%
Candriam Equities L Robotics & Innovative Technology 5.14%
Candriam Equities L Oncology 5.06%
Sycomore Sustainable Tech 4.71%
HMG Globetrotter 4.63%
Thematics Water 4.57%
EdR Fund Big Data Grand Prix de la Finance 3.90%
Thematics AI and Robotics 3.82%
Fidelity Global Technology 3.72%
Groupama Global Active Equity 3.64%
Groupama Global Disruption 3.62%
M&G (Lux) Global Dividend Fund 3.59%
Pictet-Robotics 3.26%
H2O Multiequities 3.23%
Sienna Actions Bas Carbone 2.63%
Palatine Amérique 2.63%
Carmignac Investissement Grand Prix de la Finance 2.62%
Mandarine Global Transition 2.61%
Claresco USA 2.57%
Echiquier Global Tech 2.20%
Sienna Actions Internationales 2.12%
BNP Paribas Funds Disruptive Technology 2.10%
Thematics Meta 1.92%
JPMorgan Funds - Global Dividend 1.83%
Echiquier World Equity Growth 1.74%
FTGF ClearBridge Infrastructure Value Fund 1.74%
M&G (Lux) Global Listed Infrastructure Fund Grand Prix de la Finance 1.73%
DNCA Invest Sustain Semperosa 1.35%
CPR Invest Climate Action 1.33%
CPR Global Disruptive Opportunities 1.26%
Comgest Monde Grand Prix de la Finance 1.03%
Athymis Millennial 0.90%
Mirova Global Sustainable Equity 0.89%
GIS Sycomore Ageing Population 0.77%
Ofi Invest Grandes Marques 0.74%
Franklin Technology Fund 0.69%
Square Megatrends Champions 0.54%
FTGF Putnam US Research Fund 0.47%
AXA Aedificandi 0.25%
Auris Gravity US Equity Fund 0.11%
Loomis Sayles U.S. Growth Equity -0.01%
JPMorgan Funds - America Equity -0.31%
ODDO BHF Artificial Intelligence -0.45%
Echiquier Artificial Intelligence Grand Prix de la Finance -0.71%
R-co Thematic Real Estate Grand Prix de la Finance -0.81%
Pictet - Digital -1.57%
PERFORMANCE ABSOLUE Perf. YTD
SRI

Comment naviguer par "temps" d'incertitudes ? : le panel d'experts Edmond de Rothschild répond à  cette question...

 

http://files.h24finance.com/jpeg/EDRAM%20Janvier%202019.jpg

 

 

En introduction, le Global CEO Asset Management Vincent Taupin a évoqué une année 2018 épouvantable. Au-delà des marchés calamiteux, il note la montée des populismes. « C’est donc une année pas facile pour les acteurs de l'asset management et je suis très fier que nous ayons collecté plus de 1,2 milliard € net. Je pense à EdR Fund Bond Allocation, à EdR Equity Europe Solve, à EdR Fund Big Data… ce sont des produits sur lesquels on avait parié de la collecte et cela a payé. »

 

 

Qu’attendre en 2019 ?

 

« En 2018 si vous faisiez du monétaire vous perdiez de l'argent, si vous faisiez des actions vous perdiez de l'argent, si vous faisiez des obligations vous perdiez de l'argent… et si vous faisiez du bitcoin, vous perdiez 75% » rappelle Benjamin Melman (CIO Allocation d’Actifs et Dettes Souveraines).

 

Concernant la macroéconomie, 3 principales conclusions sont exprimées par Mathilde Lemoine (Chef Economiste du groupe) :

 

  • La croissance américaine pourrait rester un peu plus soutenue que ce que le consensus pense 
  • La Zone Euro va souffrir des tensions liées à la guerre commerciale
  • Le plan de relance chinois peut stabiliser la croissance mondiale

 

Dans ce contexte, Edmond de Rothschild embarque un risque modéré mais davantage orienté sur les actions que sur les obligations. Si la société n’envisage pas de récession, elle considère que nous entamons une période de cycle mature.

 

« Or généralement, les performances des actions sont plutôt élevées dans cette phase. La loi du cycle nous invite à nous tourner vers cette classe d’actifs où le risque y est mieux rémunéré que sur le crédit » estime Benjamin Melman.

 

Néanmoins, les spreads sont revenus à des niveaux normaux. Donc si les obligations ne sont pas fortement attractives, cela reste une évolution positive par rapport à l'année dernière.

 

Le groupe Edmond de Rothschild ne pense donc pas que le cycle américain touche à sa fin. Et si les actions européennes paraissent attrayantes, le contexte politique demeure compliqué. « Cela ne semble pas cher, mais on ne voit pas le catalyseur qui pourrait les faire remonter. Il suffirait cependant de quelques bonnes nouvelles » précise Benjamin Melman qui conserve malgré tout certaines valeurs européennes.

 

Les valorisations des marchés émergents semblent en revanche receler un potentiel certain pour lui, surtout « si le dollar veut bien se calmer. » Et la stabilisation envisagée de l’économie chinoise préalable au redémarrage de la croissance permettrait de « nourrir un rebond » des marchés émergents. « S’il y a un actif qui peut fortement monter cette année, ce sont les actions émergentes ! » résume Benjamin Melman.

 

 

Comment naviguer par temps d'incertitudes

 

Un panel d’experts de la société réuni autour de Muriel Tailhades (Directeur des Investissements de la banque privée), a répondu à cette question.

 

Dans l'environnement actuel, la simple allocation taux/actions a montré ses limites juge Kris Deblander (Directeur des Gestions Actions et Dettes d’entreprises). Il prône ainsi une utilisation opportuniste de stratégies optionnelles permettant de retrouver le biais "income" de leur approche. Il suggère également une gestion particulièrement active, non seulement des classes d’actifs mais aussi dans le timing et la façon de s’exposer.

 

Dans ces temps où les marchés tentent d’imposer un certain scénario, Michaël Nizard (Gérant Allocataire) revient sur l’importance de "l'audace" dans la gestion. Il regarde particulièrement les fondamentaux et complète cette analyse par les aspects valorisation des titres, sans sous-estimer le biais comportemental lié aux flux, aux facteurs techniques et aux sentiments de marché. « Les marchés sont moins directionnels, avec une détérioration du ratio performance/volatilité. Dans ces cas-là, il semble qu'il faut déroger à l’idée selon laquelle "augmenter son risque revient à augmenter sa performance" » insiste le gérant.

 

Cependant, est-ce que les marchés obligataires sont encore une solution pour naviguer par temps d'incertitudes ? Pour Eliezer Ben Zimra (Gérant Allocation d’Actifs & Dettes Souveraines), les marchés ont au contraire des certitudes très fortes car il anticipe un début de récession aux Etats-Unis, ce n'est pas le scénario de la maison de gestion. Il pense qu’il y a par ailleurs beaucoup de choses à faire en terme d'allocation obligataire. Il recommande les subordonnées financières qui ont souffert énormément en 2018 dans un contexte où les fondamentaux étaient pourtant en amélioration. Ensuite le crédit HY européen où les fondamentaux sont stables mais les valorisations redeviennent attractives. Enfin, il privilégie les émergents avec des banques centrales qui vont moins resserrer leur politique monétaire en 2019 et 2020.

 

 

Enfin, quelques keynotes ont mis en avant quelques expertises fortes chez Edmond de Rothschild AM

 

  • L'ISR chez EDRAM

 

L’expertise ISR existe depuis 12 au sein de la maison de gestion qui gère 8 milliards de CHF sur ces stratégies.

 

« Ce marché se développe depuis longtemps mais historiquement c'était une affaire d'institutionnels. Il est désormais destiné à 30% aux particuliers et été multiplié par 10 en 10 ans auprès de cette clientèle » explique Jean-Philippe Desmartin (Directeur de l’Investissement Responsable).

 

  • Les actions européennes

 

Marc Halperin (Co-Responsable de la Gestion Actions Européennes et gérant de EdR Tricolore Rendement) évacue "la fausse bonne idée" qui serait de revenir sur les valeurs qui n'ont pas fonctionné. « Il est encore un peu trop tôt sur certaines valeurs qui ont fait -30%. Par exemple Valeo qui a fait -60% qui en une année a effacé 4 années de hausse. Cela semble un point bas mais on oublie que la valeur a été multiplié par 20 » souligne-t-il.

 

La même conclusion est faite sur d'autres sociétés cycliques car les dirigeants confient qu'ils ne veulent pas réinvestir. Concernant les Airbus, les LVMH, le gérant reconnaît que ce sont des valeurs "somptueuses" mais qui se payent très chères et il s'attend à quelques déconvenues à moyen-terme. « On a tendance à l'oublier mais meme LVMH est un groupe cyclique qui a plusieurs fois fait -50%. On a très peur qu'avec la sortie des trackers et des fonds indiciels, la baisse ne s'amplifie, donc méfiance » prévient Marc Halperin qui trouve malgré tout des valeurs attractives comme Elior.

 

Dans une première partie de l'année, son conseil est de se focaliser sur la qualité à prix raisonnable et de sortir des fonds indiciels. Et au cours de l'année, avoir le courage de revenir sur les valeurs cycliques et financières qui seraient "massacrées".

 

  • Le Big Data

 

Enfin, Jacques-Aurélien Marcireau (Co-Responsable de la Gestion Actions Européennes et gérant de EdR Big Data) est revenu sur la notion de "temps" qui est notre horizon, notre matière première… et notre pire ennemi. « Avoir raison trop tôt, c'est avoir tort. C'est l'effet Jean-Marie Messier, il avait raison sur tout mais avec 10 ans d'avance » constate le gérant.

 

Le parallèle est fait avec les gestions thématiques où des critiques peuvent être émises sur le côté "effet de mode". « Mais notre plus vieux fonds thématique à 30 ans ! » rappelle Jacques-Aurélien Marcireau, en référence au fonds Healthcare de la maison. Et sur le big data, nous ne sommes qu'au début de l'histoire...

 


Pour en savoir plus sur les fonds Edmond de Rothschild AM, cliquez ici.

 

Une partie de cet article a été rédigée par la rédaction de H24 Finance pour Boursorama. Tous droits réservés.

Autres articles

ACTIONS PEA Perf. YTD