| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 7984.44 | -0.71% | -2.03% |
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| Pictet TR - Atlas Titan | 3.81% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | 3.23% |
| Pictet TR - Sirius | 3.14% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 2.93% |
| RAM European Market Neutral Equities | 2.14% |
| Pictet TR - Atlas | 1.93% |
| H2O Adagio | 1.47% |
| Sapienta Absolu | 1.01% |
Syquant Capital - Helium Selection
|
0.95% |
DNCA Invest Alpha Bonds
|
0.81% |
BDL Durandal
|
0.78% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.57% |
| Schelcher Optimal Income | 0.53% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.46% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | 0.40% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | 0.37% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | 0.20% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | 0.01% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | -0.42% |
| ELEVA Absolute Return Dynamic | -0.81% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | -1.19% |
Exane Pleiade
|
-2.71% |
| MacroSphere Global Fund | -3.50% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | -3.66% |
D’après cet expert, la fin de la gestion passive est actée...

L’inflation, un sujet déjà obsolète ?
Selon Pierre Sabatier, pour comprendre le choc inflationniste que nous vivons, il faut revenir aux origines de ce dernier. Il s’est déroulé en deux parties. La première, même si elle peut paraître contre-intuitive, est liée aux progrès technologiques. En effet, dans “l'ancienne économie”, les entreprises constituaient des stocks importants, afin de satisfaire à n’importe quel moment les besoins des consommateurs. Dès lors, en cas de fermeture prolongée des économies, comme durant la crise Covid, ces mêmes entreprises n’auraient eu aucun mal à adresser la demande une fois la réouverture enclenchée.
Or, ces progrès technologiques ont permis aux entreprises de mieux gérer et donc de limiter considérablement leurs stocks. « C’est ce qui a d'ailleurs en partie permis aux entreprises d’éviter la faillite durant la crise », estime Pierre Sabatier. Mais une fois la fin des restrictions sanitaires actée, la consommation est logiquement repartie à la hausse, dopée par des politiques budgétaires très généreuses. Ces éléments ont donc créé un choc de demande, impossible à satisfaire pour des entreprises qui peinaient alors à reconstituer leurs stocks, en raison des nombreuses perturbations des chaînes d’approvisionnement.
La deuxième partie est quant à elle liée à la prime de risque géopolitique à la suite du conflit russo-ukrainien, qui a fait grimper en flèche le prix des matières premières, et en particulier les matières premières énergétiques.
Toutes les conditions pour un retour de l’inflation ont alors été réunies.
Toutefois, depuis quelques mois déjà, nous assistons à une certaine décrue des prix des matières premières, note l’expert. Ce dernier note également la fin des disruptions dans les chaînes d’approvisionnement. Pour Pierre Sabatier, « le péril inflationniste fait désormais place au péril récessionniste ». L’inflation est derrière nous, il faut plutôt se préparer à l’atterrissage de l’économie.
Le véritable débat, c’est la croissance
Selon l’expert, le véritable sujet est aujourd'hui la raréfaction structurelle de la croissance. Pour ce dernier, l’environnement économique à venir s’annonce comme l’antithèse de ces dix dernières années, avec des thématiques d'investissement plus difficiles à discerner qu’auparavant. Dès lors, il ne faudra donc pas envisager un secteur plus qu’un autre mais plutôt quelle valeur parmi tel ou tel secteur réussira à produire de la croissance. « Fini la gestion passive, il faut faire de la dentelle dorénavant » ajoute l’expert. De plus, la prime de risque géopolitique doit être réintégrée. L'affrontement entre les deux blocs devrait à nouveau rythmer les prochaines décennies.
Si le constat d’une raréfaction de la croissance est posé, que faire ? Selon Pierre Sabatier, un facteur sera déterminant : la démographie. Si la consommation des ménages est le principal moteur de la croissance, le profil démographique des pays va directement influencer ce potentiel de consommation et donc, in fine, la croissance. Ainsi, pour le stratégiste, la baisse du taux de fécondité (avec des projections faisant état d’une population divisée par deux d’ici à la fin du siècle) va entraîner une baisse structurelle de la croissance. Il faut donc identifier dès maintenant quels pays seront les mieux armés face à l’arrivée de ces nouveaux vents contraires. Si les États-Unis, le Royaume-Uni et la France occupent les premières places du podium, les investisseurs devront se méfier des mauvais élèves sur le plan démographique comme l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie.
Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
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