| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 8131.15 | -0.15% | -0.23% |
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| ELEVA Absolute Return Dynamic | 3.14% |
| Pictet TR - Atlas Titan | 2.83% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | 1.90% |
| Pictet TR - Atlas | 1.40% |
| H2O Adagio | 1.26% |
Syquant Capital - Helium Selection
|
1.05% |
| Pictet TR - Sirius | 1.04% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 1.01% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | 0.87% |
Exane Pleiade
|
0.76% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | 0.70% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | 0.53% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.38% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | 0.29% |
DNCA Invest Alpha Bonds
|
0.29% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.19% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | 0.11% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | -0.16% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | -0.38% |
| RAM European Market Neutral Equities | -1.27% |
Édouard Carmignac : « Les marchés c’est comme les Rolling Stones, une page risque de se tourner »

Tout se passe pour le mieux sur les marchés actions : le CAC40 est revenu la semaine dernière à son plus haut niveau depuis janvier 2008 et les marchés américains continuent d’enregistrer régulièrement de nouveaux plus hauts historiques. Malgré cela, les équipes de Carmignac conservent leur traditionnelle prudence en mettant l’accent sur la gestion des risques au sein de leur stratégie.
Performances des fonds
Du fait de cette prudence, le navire-amiral Carmignac Patrimoine gagne 0,41% depuis le début de l’année et Carmignac Investissement gagne pour sa part 4,33% YTD. La performance assez maigre de Carmignac Patrimoine a donné lieu à un mea culpa apprécié par l’auditoire prononcé par Rose Ouahba, Responsable de la gestion obligataire.
Du côté de la gestion obligataire, Carmignac Portfolio Unconstrained Global Bond enregistre une performance de -0,15% depuis le début de l’année. « La performance de Global Bonds est 500 points de base au-dessus de son benchmark depuis le début de l’année, même si en absolu la performance n’est pas spectaculaire » explique Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement.
D’autres fonds enregistrent des performances plus satisfaisantes. Le long-short Carmignac Euro Patrimoine (+10,48% YTD) « est dans le premier décile de sa catégorie depuis le début de l’année » souligne Didier Saint-Georges. Les fonds d’actions émergentes réalisent également de belles performances : Carmignac Emergents gagne 20,07% YTD et Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine s’apprécie pour sa part de 7,10% YTD.
Actions : l’Europe et les émergents toujours privilégiés
Les bonnes performances des marchés tiennent notamment au soutien des banques centrales. « Aujourd’hui en rythme annuel, les marchés bénéficient de 2.500 milliards de dollars d’injection par an des banques centrales. Si celles-ci font ce qu’elles disent, dans deux ans ce sera zéro. Ce sera un vrai changement de régime » explique Frédéric Leroux, Gérant global chez Carmignac.
Malgré cela, « Les pressions désinflationnistes demeurent et devraient pousser les banques centrales à ne pas être trop agressives » envisage-t-il. L’optimisme reste donc de mise : « Les actions s’accommoderont d’une normalisation monétaire graduelle » estime le gérant.
En particulier, « La zone euro est le maillon fort de l’économie mondiale : le sentiment s’améliore [et] il devrait y avoir une durabilité plus longue qu’habituellement du cycle de croissance (…). Le schéma est le même que celui qu’il y a 3 ou 6 mois ».
Les émergents ont également les faveurs de la maison : « En Chine, la situation financière se normalise sous l’action des autorités (…). Cela entraîne tous les émergents vers une amélioration de la conjoncture » explique Frédéric Leroux.
Du côté des risques, le gérant global de Carmignac en voit deux : d’une part, le risque d’une contraction du commerce mondial (les exportations allemandes et américaines ne progressent plus), d’autre part le risque d’une déception sur la politique fiscale américaine. « Le marché vit de l’espoir de quelque chose sur le plan fiscal, mais il y aura des déçus » a-t-il souligné.
Obligations : la Grèce fait son entrée dans les portefeuilles de Carmignac
Les perspectives des marchés obligataires restent quant à elles plutôt sombres. « L’environnement des taux reste défavorable, surtout avec la perspective d’une baisse des achats de la BCE » explique Frédéric Leroux.
À cause de l’arrêt de ces achats, en Europe, la différence entre les flux d’émissions et le flux d’achats d’obligations de la part de la banque centrale passera d’un solde négatif de 261 milliards d’euros en 2017 à un solde positif de 80 milliards d’euros en 2018 explique Rose Ouahba, Responsable de la gestion obligataire.
Au cours du dernier trimestre, « On a profité de l’appréciation des dettes émergentes et du crédit financier, mais on a souffert de notre couverture sur la hausse des taux en Allemagne » reconnaît-elle. La gérante reste convaincue que les taux allemands finiront par remonter : « Les taux allemands restent déconnectés des fondamentaux et vont finir par se normaliser ». Les couvertures sur la hausse des taux allemands sont donc conservées.
La maison Carmignac perçoit surtout des opportunités sur les obligations italiennes et désormais sur les obligations grecques, introduites dans un contexte d’assainissement de la situation économique du pays. Les obligations des pays émergents exportateurs de matières premières (Brésil et Russie) sont également appréciées du fait qu’elles offrent des rendements élevés avec une devise qui pourrait s’apprécier.
« Les marchés c’est comme les Rolling Stones »
La conférence a été conclue par Édouard Carmignac sur une note originale. « Hier soir, je suis allé écouter les Rolling Stones. Le spectacle était exceptionnel, comme d’habitude. Mais je sentais que c’était le dernier et qu’une page était en train de se tourner. Les marchés c’est pareil, après un cycle de 8 ans, une page risque de se tourner », notamment aux Etats-Unis a-t-il expliqué.
Les marchés européens conservent cependant plusieurs atouts à court terme : « La frénésie n’est pas trop importante et les valorisations ne sont pas excessives ». Par ailleurs, « Même avec une hausse des taux, les obligations européennes resteraient peu intéressantes en termes de rendement face aux actions européennes ».
En somme, l’Europe reste toujours à privilégier face aux États-Unis, qui sont plus avancés dans le cycle de hausse des taux et qui font davantage face à un « risque de surchauffe » a conclu le fondateur de la maison.
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Cet article a été rédigé par la rédaction de H24 Finance pour Boursorama. Tous droits réservés.
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