| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 8143.05 | -0.07% | -0.08% |
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| ELEVA Absolute Return Dynamic | 2.92% |
| Pictet TR - Atlas Titan | 2.68% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | 1.69% |
| Pictet TR - Atlas | 1.32% |
| H2O Adagio | 1.22% |
| M&G (Lux) Episode Macro Fund | 1.20% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 1.06% |
Exane Pleiade
|
0.98% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | 0.79% |
Syquant Capital - Helium Selection
|
0.68% |
| Pictet TR - Sirius | 0.65% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | 0.56% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | 0.31% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | 0.31% |
DNCA Invest Alpha Bonds
|
0.27% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.25% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | 0.25% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.20% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | -0.05% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | -0.44% |
| RAM European Market Neutral Equities | -1.81% |
Et si cette société de gestion encore méconnue en France était LA « sucess story » de Natixis IM ?

Edouard de Nagourski, Aziz Hamzaogullari et Vladimir Vitoux commentent la stratégie ''US Growth'' de Loomis Sayles. Une stratégie estimée à -47% de décote par ses gérants… Avec des Amazon comme des Boeing, le cocktail inédit (et concentré) de 34 valeurs a surperformé son indice de +4% en moyenne, depuis son lancement en 2006.
Loomis Sayles, LA « sucess story » de Natixis IM ?
Natixis IM a capitalisé sur cette maison de gestion quand elle valait 20 milliards en 2006. Aujourd’hui, Loomis Sayles gère 400 milliards USD d’actifs, dont 80 milliards dans cette stratégie « US Growth ».
Bien qu’elle arrive à séduire outre-Atlantique, la stratégie fait face au scepticisme des français qui se font encore désirer sur ce marché. En moyenne, pas plus de 5% sont alloués (dans les portefeuilles français) sur les actions US alors que la zone représente 25% du PIB mondial et plus de 50% de la capitalisation boursière.
En plus de leurs biais domestiques, les investisseurs craignent, à bon droit, le retour de l’inflation et la hausse des taux. Quel est l’avis de Loomis sur le sujet ?
Premièrement, la gestion estime que la croissance des valeurs en portefeuille aura un impact plus important qu’une éventuelle hausse des taux, bien qu’il y ait une asymétrie d’impact en faveur de leurs homologues « value » (au flux de revenus plus proches et plus stables). Qui plus est, la stratégie n’est pas investie dans les valeurs dites « work from home » qui inquiètent particulièrement les marchés.
En effet, Aziz Hamzaogullari (gérant de la stratégie) fuit les entreprises telles que Zoom dont le prix sous-entend une croissance bénéficiaire de +50% sur les prochaines années (sans pour autant mettre en cause la qualité de la société, un tel scénario est jugé improbable par la gestion).
Quels sont les piliers de la stratégie ?
-
Une vision de long-terme tant sur la sélection de valeurs (taux de rotation ne dépassant pas 15%) que sur le développement de l’expertise et le potentiel humain au sein des équipes
-
Une gestion active, loin des indices. C’est la « marque de fabrique » de Natixis IM et pierre angulaire de la génération d’alpha (à travers plusieurs leviers, dont l’arbitrage dans le temps, la gestion active des risques…)
-
Une approche « bottom-up » (focus sur un avantage concurrentiel pérenne et une croissance solide) qui ne manque pas de surfer sur les thèmes de croissance séculaire tels que l’Intelligence artificielle et les changements démographiques
-
La recherche de la décote… « naturellement, mais surtout comme protection à la baisse », car la gestion se focalise avant tout sur le potentiel « extraordinaire » à la hausse
La question qui pique : comment justifier la présence d’Amazon et ses pairs dans ce portefeuille (estimé à -47% de décote) avec des valorisations aussi tendues ?
« Amazon, c’est la question que tout le monde se pose depuis 15 ans », avance Edouard de Nagourski. Le titre qui représentait (seulement) 1% à 2% dans les portefeuilles à l’époque, valait 35 $ quand il a été acquis par la gestion. Il serait un euphémisme de dire que sa capitalisation a explosé depuis. « Ce n’est pas qu’on est gourmands, mais il y a encore des perspectives extrêmement conséquentes », réitère le spécialiste produit. L’entreprise s’accapare 25% du marché du e-commerce, dont le taux de pénétration n’est encore qu’à 10% (des ventes de détail).
Par ailleurs, le groupe est également leader dans le Cloud : « va-t-on arrêter de stocker des données ? », s’interroge le spécialiste d’investissement. On peut également citer VISA, qui représente 2 milliards de cartes bancaires et 160 millions de commerçants dans le monde… Dernier exemple : NVIDIA qui avait perdu -50% en 2019 « parce que les marchés sont myopes », allégue Edouard de Nagourski, et qui a engrangé +500% en 2020 !
Boeing et Disney dans un portefeuille croissance ?
Il n’y a pas que la technologie et la santé dans l’univers « croissance ». Certes, des valeurs comme Boeing ont vu leurs cours s’écrouler (-75%) suite à la paralysie qui s’est emparée du trafic mondial en 2020. Mais encore une fois, cela relève de la myopie des marchés, selon Edouard de Nagourski. Avec 50% d’un marché en « duopole », où les barrières à l’entrée sont absolument rédhibitoires, et une suprématie dans plusieurs domaines, la décote actuelle est injustifiée. « Construire un avion, c’est 15 à 20 ans de R&D et plus de 20 milliards d’investissements » explique Edouard de Nagourski.
Concernant Disney, le groupe est doté d’une intégration « parfaite et verticale », les synergies opérationnelles entre les différents segments du marché du divertissement (3.4 trillions $ dans le monde) sont un réel avantage concurrentiel. Ceci étant, la fermeture des parcs a eu un effet fort disproportionné sur les cours, tant sur son impact (sur l’activité du groupe) que sa durée, tient à ajouter Edouard de Nagourski.
Pour résumer, la stratégie de Loomis Sayles US Growth est « une sorte de gestion Private Equity » selon Vladimir Vitoux (responsable relation investisseurs), qui souhaite s’affranchir de la myopie des marchés avec une vision lucide sur le long-terme. En identifiant les moteurs de croissance séculaire, les analystes dédiés vont sélectionner les sociétés dotées d’un avantage concurrentiel solide et durable, garant de visibilité sur leurs perspectives bénéficiaires.
H24 : Pour en savoir plus sur Natixis IM, cliquez ici.
Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
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