| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 7741.47 | -0.85% | -4.94% |
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| Pictet TR - Sirius | 3.75% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | 3.22% |
| Pictet TR - Atlas Titan | 3.16% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 2.86% |
| RAM European Market Neutral Equities | 2.01% |
| Pictet TR - Atlas | 1.62% |
| Sapienta Absolu | 1.02% |
| Schelcher Optimal Income | 0.51% |
Syquant Capital - Helium Selection
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0.50% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.44% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.42% |
DNCA Invest Alpha Bonds
|
0.39% |
BDL Durandal
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0.09% |
| H2O Adagio | -0.10% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | -0.29% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | -0.71% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | -1.05% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | -1.27% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | -1.35% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | -1.65% |
| ELEVA Absolute Return Dynamic | -1.90% |
Exane Pleiade
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-3.78% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | -4.44% |
| MacroSphere Global Fund | -7.28% |
Faut-il augmenter la part d’actions maintenant ? La réponse est « non » selon cet asset manager…
EOS Allocations organisait jeudi 7 septembre sa conférence de rentrée autour de deux tables rondes dédiées aux marchés européens et au contexte économique mondial.
Actions européennes : entre prudence et opportunités
La table ronde consacrée aux actions européennes a donné lieu à une présentation plutôt prudente, venant rompre avec les discours très optimistes entendus depuis le début de l’année.
- Emeric Préaubert, gérant chez Sycomore AM, a ainsi donné le ton : « Je ne suis pas d’accord avec le consensus qui dit qu’il faut surpondérer l’Europe. L’expression "alignement des planètes" est agaçante, ça n’a aucun sens (…). A long terme il faut faire des actions, ça c’est une évidence, mais à la question "Faut-il augmenter les actions maintenant ?", ma réponse est "non". Les actions sont chères, même si cela ne veut pas dire qu’on s’attend à un krach majeur ». « Quant à l’idée que les actions européennes ne seraient pas chères, je ne suis pas d’accord avec cette affirmation ». Le gérant s’est appuyé sur les PER de Schiller et de Hussman pour montrer que la valorisation des actions européennes serait actuellement au plus haut niveau depuis 2007… et 1929.
- Mathieu L’Hoir, gérant chez Axa IM, sans remettre en cause les propos précédents, les a néanmoins nuancés en soulignant que « l’Europe connaît une reprise domestique », ce qui donne des opportunités d’investissement sur ce segment, notamment pour un gérant stock picker car « la corrélation entre les titres est redevenue ultra-faible ».
- Pour Pierre Puybasset, porte-parole de la gestion à La Financière de l’Echiquier, la situation est favorable. « On n’est pas si pessimistes sur la situation européenne. On a une amélioration de l’économie et on peut avoir des surprises en 2018 avec une amélioration de l’Italie, une amélioration de la France. Le niveau de confiance reste modéré, il y a donc encore du potentiel sur 2018 sur l’Europe (…). Les small caps françaises me paraissent assez pertinentes aujourd’hui, notamment les small caps domestiques. On trouve des opportunités même si on a un niveau de cash assez consistant pour se positionner en cas de consolidation ».
- Enfin, pour Raphaël Elmaleh, président de Keren Finance, l’Europe reste un excellent territoire d’investissement. « Je pense que les Etats-Unis sont en haut de cycle alors qu’en Europe nous avons toujours des taux bas, et je ne pense pas que la BCE les remontera très rapidement. Les conditions accommodantes vont perdurer. Les entreprises ont fait des efforts pendant des années sur leurs coûts et cela portera ses fruits (…). Si on veut s’affranchir de effets des politiques monétaires, il faut aller sur les small et mids caps. Le secteur est assez dynamique ».
Marchés mondiaux : la fin de cycle approche
La seconde table ronde consacrée au contexte économique mondial a également été l’occasion de discours prudents, en particulier sur les Etats-Unis.
- Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac, a présenté un point de vue contrasté. « On considère que dans les six mois à venir on va commencer à avoir un ralentissement aux Etats-Unis qui va se poursuivre en Europe et ailleurs (…). Il nous semble que nous sommes à l’aube d’un ralentissement économique en 2018 (…). Le risque dépendra de la réaction des banques centrales ». Ces dernières pourraient avoir peu de choix et laisser leurs taux à un niveau très bas pendant longtemps car « Le monde est saturé de dettes de nos jours. Le taux d’endettement des grandes entreprises est passé de 100% à 140%. Cela va rendre difficile la normalisation des politiques monétaires ». Avec le maintien prolongé des taux bas, « Les titres qui paraissent chers aujourd’hui, comme certains titres technologiques du Nasdaq, pourront encore performer grâce à la croissance de leurs bénéfices » estime-t-il avec davantage d’optimisme.
- Pour Yoann Ignatiew, gérant chez Rothschild AM, « L’or et les actions émergentes sont les actifs qui devraient le mieux tirer leur épingle du jeu (…). La valeur refuge de l’or joue à plein en ce moment (…). On achète donc des actions de mines d’or ». Le gérant considère plus globalement que peu d’alternatives d’investissements existent à l’heure actuelle face aux actions. Les obligations investment grade sont à éviter : « 1% de hausse des taux à 10 ans, ce serait 7 à 8% de baisse de valeur de l’actif obligataire » a-t-il rappelé.
- Florent Delorme, analyste chez M&G Investments, a partagé son point de vue sur l’évolution de la parité euro-dollar : « On ne voit pas le dollar poursuivre sa chute car le resserrement monétaire de la Fed devrait être plus rapide » que celui de la BCE. Malgré cela, « Les Etats-Unis ne sont pas notre préférence, on préfère aller sur les actions européennes » ainsi que sur les actions émergentes qui bénéficient de « l’amélioration structurelle de leur économie ».
- Enfin, pour Benjamin Biard, directeur général délégué d’Amiral Gestion, « Les Etats-Unis sont un point que l’on surveille. On ne sait pas trop où Trump va aller et le marché reste pourtant confiant et extrêmement bien valorisé ». La part de liquidités au sein des fonds d’Amiral Gestion a donc augmenté. « Warren Buffett le disait : il faut parfois savoir ne rien faire sur les marchés pour éviter de se précipiter » a-t-il conclu.
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Publié le 20 mars 2026
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