CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
8071.36 +0.06% -0.96%
DIVERSIFIÉS / FLEXIBLES Perf. YTD
SRI
ACTIONS Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
CM-AM Global Gold 25.78%
IAM Space 17.08%
Templeton Emerging Markets Fund 11.22%
Aperture European Innovation 9.36%
Piquemal Houghton Global Equities 9.30%
SKAGEN Kon-Tiki 9.14%
GemEquity 8.94%
R-co Thematic Blockchain Global Equity Grand Prix de la Finance 8.62%
Sycomore Sustainable Tech 7.91%
Candriam Equities L Robotics & Innovative Technology 7.78%
Pictet - Clean Energy Transition 7.01%
EdR SICAV Global Resilience 6.08%
Athymis Industrie 4.0 5.33%
HMG Globetrotter 4.93%
H2O Multiequities 4.77%
BNP Paribas Aqua Grand Prix de la Finance 4.67%
Longchamp Dalton Japan Long Only 4.46%
M&G (Lux) European Strategic Value Fund 4.30%
Groupama Global Disruption 4.27%
M&G (Lux) Global Dividend Fund 3.61%
Groupama Global Active Equity 3.50%
EdR Fund Big Data Grand Prix de la Finance 3.47%
Thematics Water 3.39%
Thematics AI and Robotics 3.30%
FTGF ClearBridge Infrastructure Value Fund 3.13%
Carmignac Investissement Grand Prix de la Finance 3.07%
Candriam Equities L Oncology 2.91%
Echiquier Global Tech 2.70%
BNP Paribas Funds Disruptive Technology 2.60%
Mandarine Global Transition 2.35%
EdR Fund Healthcare 2.32%
Sienna Actions Bas Carbone 2.18%
Franklin Technology Fund 2.12%
CPR Global Disruptive Opportunities 2.03%
Palatine Amérique 1.87%
Echiquier World Equity Growth 1.70%
BNP Paribas US Small Cap 1.55%
AXA Aedificandi 1.48%
CPR Invest Climate Action 1.28%
DNCA Invest Sustain Semperosa 1.24%
Sienna Actions Internationales 1.16%
Auris Gravity US Equity Fund 1.14%
Fidelity Global Technology 1.05%
JPMorgan Funds - Global Dividend 0.69%
FTGF Putnam US Research Fund 0.44%
Echiquier Artificial Intelligence Grand Prix de la Finance 0.31%
Thematics Meta 0.30%
Athymis Millennial 0.20%
R-co Thematic Real Estate Grand Prix de la Finance 0.16%
Square Megatrends Champions 0.08%
Pictet-Robotics -0.06%
ODDO BHF Artificial Intelligence -0.16%
GIS Sycomore Ageing Population -0.19%
Comgest Monde Grand Prix de la Finance -0.21%
Claresco USA -0.21%
Mirova Global Sustainable Equity -0.39%
Ofi Invest Grandes Marques -0.50%
JPMorgan Funds - America Equity -1.66%
Loomis Sayles U.S. Growth Equity -1.81%
Pictet - Digital -4.75%
PERFORMANCE ABSOLUE Perf. YTD
SRI

Stratégie d'investissement 2010 d'Edmond de Rothschild

Après une présentation de toutes les différentes gestions de la maison devant plus de 800 conseillers financiers et clients, Michel Cicurel, Président du Directoire, a prononcé son discours de début d'année: "sortie de crise en eaux troubles": « Après plus de deux ans de tempête, un arc-en-ciel vient traverser cette terrible crise. On sait que rien n’est sûr, mais on commence à  dire que le pire ne l’est certainement pas. On essaie, avec toutes les lettres de l’alphabet de lire la sortie de crise qui reste indéchiffrable. Le bateau ivre de l’économie et de la finance mondiales arrivera-t-il à  bon port, et quand ? Quelle boussole saura lui indiquer le cap, alors qu’une inversion des pôles nous a fait perdre le Nord ? Il y a un an, l’Apocalypse était invraisemblable parce que les Etats et banques centrales ne pouvaient laisser se reproduire la crise des années 30. Lehman fut l’exception confirmant la règle. Mais un an plus tard, tous les pôles sont inversés. - Les trop grandes banques, surtout américaines, ont encore grandi après absorption de leurs malheureuses consoeurs. Hier, trop grandes pour faire faillite, elles deviennent aussi trop grandes pour être maîtrisées par leur direction et leurs autorités de tutelle, et peut-être trop grandes pour être sauvées par des Etats désormais exsangues. - Car les Etats, garants ultimes, se retrouvent sous surveillance des agences de notation financière. Très peu d’Etats sont réellement menacés de défaut. Mais tous les Etats développés sont guettés par le syndrome japonais : la ruée vers l’épargne de peur que l’Etat surendetté ne recoure à  la rigueur et aux prélèvements. Et sans la confiance du consommateur, la croissance des nations riches devient anémique. - Quant aux banques centrales, qui ont servi, avec les Etats, de système bancaire de secours, elles sont en petite forme. Bilans gonflés de produits toxiques et de dette souveraine devenant suspecte. Déluge de liquidités pour interrompre l’incendie, perçues par les agents économiques comme monnaie de singe. D’ailleurs si l’or flambe, ce n’est pas par anticipation inflationniste, mais en raison de la suspicion envers les grandes monnaies. Et en cas d’urgence, les banques centrales sont au taquet puisqu’on ne peut abaisser les taux en-deçà  de zéro. En somme, pour éviter le risque de dépression mondiale, nous aurons, légitimement, accentué les dérives génératrices de la crise. Les grandes banques devenues gigantesques. Les Etats occidentaux laxistes priés au nom de la vertu de dépenser sans compter. Les banques centrales ayant inondé l’économie mondiale après la crise internet, contraintes d’inonder plus massivement encore. En ce début 2010, l’économie mondiale est certes en reprise, mais sous ventilation artificielle. En cas de rechute, plus aucun recours : l’artiste travaille sans filet. On ne doit compter que sur l’amorce d’un cercle économique et financier vertueux restituant ses droits à  l’économie de marché. Pour ce faire, la concertation internationale tente de se frayer un chemin entre les progrès de la régulation et la rééducation des mécanismes de marché. Mais les chefs d’orchestre de la sortie de crise savent parfaitement qu’ils conduisent une symphonie inachevée. Dans cette crise inédite, on doit constamment improviser. Chacun sent bien que le hasard va guider la route et qu’il va falloir piloter à  vue. Industriels, banquiers, assureurs, commerçants, investisseurs, responsables politiques, écoutez la voix du bateau ivre déboussolé : « Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots ». Point de dogme, point de masse, point de raideur. Le devoir d’incertitude s’impose. Et celui de souplesse, de réactivité, d’attention. Au tapis Citicorp, AIG, General Motors, Goliaths de l’hyperpuissance mondiale ! La grande, devenue encore plus grande, devra s’efforcer d’avoir tout d’une petite. Mais il faudra aussi, comme des grandes, que les petites divisent leurs risques. Car le risque se cache désormais partout. Gare aux faux abris en cette étrange période où tant de sécurités n’en sont pas. Quand le monde se métamorphose, il sème côte à  côte champs de mines et champs de fleurs qu’il faut savoir traverser sans dommages mais aussi sans regrets. Tour à  tour lièvre et tortue, tactique et stratégique. Bouger vite pour survivre au présent, Scruter loin, pour fabriquer l’avenir. Après les tumultes de cette énigmatique sortie de crise, les nouveaux ferments de création de richesses ouvriront une voie royale. Pour l’économie mondiale, ce chaos est fondateur d’un nouvel âge d’or qui s’annonce. Certes, l’océan de liquidités fabriquera bulle après bulle, qu’il faudra deviner, épouser, et quitter avant qu’elles n’éclatent. Mais avec des bulles on sait faire du champagne pourvu qu’on soit assembleur de talents. Certaines bulles ne sont jamais que d’impatients hommages rendus par anticipation à  des réalités futures. Car il y a aussi de bonnes bulles annonciatrices d’avenir. L’explosion des bulles de ce siècle, celle de l’internet, ou celle du crédit initié par la complicité sino-américaine, ou encore celle de l’urgence écologique à  Copenhague, ne changent rien à  la vague de fond : la poussée de l’Asie émergente et les technologies du numérique, puis de l’écologie sont les puissants moteurs d’une croissance mondiale assurément brillante dans les décennies à  venir. Bien entendu, pour qui veut emprunter cette voie, il n’est nulle opportunité sans risque. Mais en ce début d’accalmie, où bien des périls demeurent, chacun doit s’en convaincre : le plus grand risque est de ne pas en prendre." Qui mieux que Michel Cicurel peut résumer le point de vue global de la banque sur l'économie actuelle?

Autres articles

ACTIONS PEA Perf. YTD
OBLIGATIONS Perf. YTD