| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 8131.15 | -0.15% | -0.23% |
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| ELEVA Absolute Return Dynamic | 3.14% |
| Pictet TR - Atlas Titan | 2.83% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | 1.90% |
| Pictet TR - Atlas | 1.40% |
| H2O Adagio | 1.26% |
Syquant Capital - Helium Selection
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1.05% |
| Pictet TR - Sirius | 1.04% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 1.01% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | 0.87% |
Exane Pleiade
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0.76% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | 0.70% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | 0.67% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.38% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | 0.29% |
DNCA Invest Alpha Bonds
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0.29% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.19% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | 0.11% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | -0.16% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | -0.38% |
| RAM European Market Neutral Equities | -1.27% |
Une conférence de Rothschild Martin Maurel AM qu’il ne fallait pas rater

Depuis janvier 2017, la banque Rothschild et la banque Martin Maurel ont fusionné pour ne former plus qu’une seule entité. La branche de gestion d’actifs représente ainsi 36 milliards d’euros d’encours.
Pour Alain Massiera, Associé-Gérant de Rothschild Martin Maurel, cette fusion va permettre de dégager d’intéressantes synergies : « Nos fortes complémentarités avec Martin Maurel vont nous aider pour Mifid II et PRIIPS. Mifid II, c’est l’événement le plus important qui arrive depuis 25-30 ans dans cette industrie et ce n’est pas une très bonne nouvelle pour les acteurs ».
En effet, dans le milieu de la gestion d’actifs, Mifid II « va accentuer l’écart entre les très grosses sociétés de gestion comme Amundi qui vont se baser sur le bêta en mettant l’accent sur les coûts, et les acteurs à taille humaine qui se focaliseront sur quelques thématiques ». Malgré cela, « La gestion active se démarquera dans les périodes de hausse des taux. La gestion active a un bel avenir devant elle » a-t-il expliqué.
Gestion : légère réduction de l’exposition aux actions
Didier Bouvignies, Directeur de la gestion d’actifs, a pour sa part présenté les anticipations de marché de la maison Rothschild. « Nous avons souvent été optimistes en étant contrariants » a-t-il résumé, et cet optimisme est désormais de plus en plus partagé sur les marchés.
Dans ce contexte, il convient de faire attention : « Les investisseurs découvrent que ça va mieux alors que les marchés l’ont déjà anticipé. Il faut donc rester vigilants » a-t-il expliqué en soulignant que l’exposition aux actions a été légèrement réduite dans les fonds flexibles de la maison. Malgré cela, les actions européennes et japonaises continuent d’être globalement appréciées.
Autre sujet d’attention : l’éventuelle remontée des taux, qui pourrait pénaliser les marchés obligataires. « Il y a réellement un risque sur les obligations, devenues des actifs risqués et sans rendement » a rappelé le Directeur de la gestion d‘actifs. En contrepartie, les actions du secteur bancaire pourraient profiter de la hausse des taux, mais les foncières risquent davantage d’en souffrir.
Au sujet de la parité euro-dollar, toujours surveillée par les investisseurs, Didier Bouvignies a expliqué que, selon l’OCDE qui se base sur une comparaison des parités de pouvoir d’achat, la juste parité devrait être de 1,31 dollar pour 1 euro, contre 1,18 actuellement. Cet objectif reste néanmoins très théorique puisque la parité réelle peut parfois rester longtemps éloignée de sa parité théorique.
Les banques centrales sont-elles allées trop loin ?
Marc-Antoine Collard, chef économiste de Rothschild Martin Maurel AM, animait par ailleurs un débat avec Didier Bouvignies et plusieurs invités de prestige au sujet des politiques des banques centrales et de l’allocation d’actifs qui en résulte dans les portefeuilles.
Pour François Mollat du Jourdin, Secrétaire Général de l’AFFO, « Avec les taux bas, il y a une explosion de la valeur des actifs. Oui, les banques centrales en ont sans doute trop fait ».
Même son de cloche pour Didier Bouvignies, qui considère notamment que la BCE a provoqué une baisse excessive des taux obligataires : « En zone euro, des taux 1% plus haut ne serait pas quelque chose de problématique. Ça pourrait aussi permettre d’éviter la prochaine crise car actuellement les taux bas mènent à une mauvaise allocation du capital. Je suis assez critique envers Mario Draghi ».
Philippe Desfossés, Directeur de l’ERAFP, s’inquiète des excès de crédit qui en résultent. « Il n’y a jamais eu dans l’Histoire de telles interventions des banques centrales avec un tel gonflement du crédit. Or, chaque unité d’endettement supplémentaire permet moins de croissance ».
La normalisation des politiques monétaire reste difficile à mener, justement à cause de la très forte dépendance des économies occidentales au crédit. Eric Girard, premier Vice-Président de la Banque Centrale du Canada, confirme qu’« Avec ce niveau d’endettement, ce sera très dur pour la Banque Centrale du Canada de resserrer ses taux », le risque étant de déclencher une nouvelle crise.
En réaction aux taux très bas, Bernard Descreux, Directeur de la gestion d’actifs d’EDF, observe que « Tout le monde est allé chercher du rendement sur l’immobilier et les primes de risque ont chuté rapidement ». Pour celui-ci, l’investissement en infrastructures offre toujours de meilleurs rendements.
Pour ou contre les obligations ? Les avis restent tranchés
Malgré les taux faibles, certains investisseurs institutionnels restent acheteurs d’obligations.
La Banque Centrale du Canada achète par exemple des obligations américaines à 30 ans qui rapportent toujours près de 3% ou des obligations du Québec. « Ce qui compte, c’est combien on est prêts à perdre. Lorsqu’on dit que les obligations sont chères, il faut aussi dire que les actions sont encore plus chères. Le problème c’est que les valorisations des actifs immobiliers seront quant à elles très corrélées aux actions en cas de retournement. On privilégie donc les obligations qui resteront moins corrélées ».
Discours inverse pour Philippe Desfossés, qui considère que les investisseurs qui gèrent sur le long terme devraient au contraire privilégier les actions qui restent les actifs les plus rentables sur longue période et permettent d’« investir dans l’économie productive ». « On est tous intoxiqués par le court terme en nous focalisant sur des indicateurs économiques à horizon 3 mois alors que [en tant que gérants institutionnels] nous gérons parfois un passif à 30 ans qui devrait permettre d’investir avec une vision de très long terme ».
« En gestion de fortune, les clients n’ont pas besoin de beaucoup de liquidités. On peut donc aller sur des investissements moins liquides et plus rémunérateurs » confirme François Mollat du Jourdin, qui reste prudent sur les actions : « Ce qui m’inquiète, c’est la ligne droite [des marchés actions] depuis 8 ans aux Etats-Unis. Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. On conseille à nos clients de prendre régulièrement leurs profits ».
A noter que pour la première fois à ce type d'évènement, un discours d'Alexandre de Rothschild (fils de David de Rothschild) a clôturé la journée.
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