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😄😱 Crise énergétique mondiale : Happy End ou film catastrophe ?

 

Ce qu'il faut retenir :

 

  • La situation énergétique catastrophique touche principalement les européens. L’augmentation du prix du baril de pétrole est difficile, elle reste toutefois supportable estime Régis Bégué. La capacité d’absorption du prix du gaz est beaucoup plus limitée.

  • Le risque majeur actuel réside dans la répercussion trop violente de la crise sur les prix de l'électricité. La solution semble se trouver Outre Atlantique en augmentant les importations de gaz de schiste américain mais nécessitera la construction d'infrastructures coûteuses.

  • Julien Pierre Nouen a confiance en la capacité de résilience des économies, notamment en Europe car les taux d’épargne des ménages restent au plus haut, l'Europe dispose d'une bonne indépendance alimentaire, la confiance du consommateur est rarement impacté durablement par les crises géopolitiques et l’impact sur la croissance sera modéré, mais si cela reste un facteur supplémentaire de hausse de l’inflation.

 

Régis Bégué, directeur de la gestion et de la recherche actions chez Lazard Frères Gestion et Julien-Pierre Nouen, Directeur de la recherche économique et de la gestion diversifiée, reviennent sur les raisons de cette crise énergétique mondiale et ses impacts macroéconomiques.

 

Une situation déjà problématique, mais qui touche principalement les européens

 

Au-delà de l’escalade des tensions géopolitiques, la situation énergétique catastrophique ne date pas d’hier. Depuis quelques mois déjà, les analystes ont observé une faiblesse inhabituelle des réserves de gaz naturel en Europe. L’invasion de l’Ukraine par son voisin n’a fait qu’accentuer une situation déjà fragile, notamment due à l’explosion de la demande chinoise qui a détourné les volumes traditionnellement alloués à l’Europe vers l’empire du milieu. 

 

Il faut toutefois noter que cette crise énergétique est majoritairement européenne, le pays de l’oncle Sam n’ayant presque pas été impacté (en-dehors des prix du pétrole), notamment grâce à un gaz de schiste abondant et un fonctionnement de marché différent. 

 

D’après Régis Bégué, si l’augmentation du prix du baril de pétrole est difficile, elle reste toutefois supportable. En effet, l’économie mondiale a déjà connu des envolées des prix du baril et s’était adaptée en conséquence. Le gérant estime à ce propos que la situation devrait se normaliser dans les prochains mois, avec une probable augmentation de la production de la part de l’OPEP+ ou encore le retour de l’Iran sur le marché.   

 

En revanche, les prix du gaz ont atteint des niveaux inédits et la capacité d’absorption de ce choc est beaucoup plus limitée qu’en cas de hausse des prix de l’or noir. De plus, si le pic du mois de décembre 2021 correspondait à un déficit de l’offre par rapport à la demande, celui de fin février était  « beaucoup plus spéculatif » selon le gérant, avec des acheteurs inquiets qui ont tenté d’anticiper les éventuelles sanctions prises à l’encontre du Kremlin. 

 

Dès lors, le risque majeur actuel réside dans la répercussion trop violente de la crise sur les prix de l'électricité. Avec la réduction de la part du nucléaire et des centrales à charbon, sans réelles alternatives durables, la part du gaz a drastiquement augmenté dans les mix énergétiques européens, expliquant ainsi la forte corrélation entre la hausse des prix du gaz et celle de l’électricité. Et face à la volonté européenne de ne plus dépendre du gaz russe, la solution semble se trouver Outre Atlantique, en augmentant les importations de gaz de schiste américain, mais également en retardant la fermeture des centrales nucléaires et à charbon. Cependant, si conserver des infrastructures présente un coût relativement faible, l’augmentation des importations américaines nécessitera la construction d'infrastructures coûteuses.

 

Enfin, du côté de l’agro-alimentaire, la crise ukrainienne a évidemment eu un impact à la hausse sur les prix, les deux belligérants étant des producteurs majeurs de céréales. Mais pour Régis Bégué, c’est davantage la hausse des coûts de production liés à la hausse de l’énergie (carburant, engrais…) qui inquiète.

 

Un choc violent mais absorbable par l’économie mondiale

 

Selon Julien Pierre Nouen, si la crise énergétique est bien présente, ce dernier a confiance en la capacité de résilience des économies, et plus particulièrement en Europe, malgré la dépendance du Vieux Continent aux importations d’hydrocarbures. Dès lors, le directeur de la recherche économique met en avant quatre éléments au soutien de cette analyse

 

  • Des réponses budgétaires ont été immédiatement mises en place et les taux d’épargne des ménages restent au plus haut,

  • Le choc agricole aura un impact modéré en Europe, qui dispose toujours d’une bonne indépendance alimentaire,

  • L’impact des crises géopolitiques sur la confiance du consommateur est rarement durable,

  • L’impact sur la croissance sera modéré, mais sera tout de même un facteur supplémentaire de hausse de l’inflation.

 

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Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.

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